Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1957. július 1.–december 31.) (V. Windisch Éva) 527

RÉSUMÉ 553 se trouvaient pas en sécurité dans l'empire de Joseph II et il y en avait qui, pour se sous­traire aux responsabilités, se sauvaient à l'étranger. Joseph II ne tenta point de déployer une propagande dans la presse afin de rendre inopérante la littérature de l'opposition. Il n'appliqua non plus les moyens de son succes­seur, Léopold II qui a donné des commissions confidentielles de publier des tractus pour exciter la bourgeoisie et les paysans contre la noblesse. Sa politique de presse facilita indirectement le développement de la vie littéraire : en élargissant la liberté du commerce des livres et de l'imprimerie, en facilitant la fondation des journaux, il contribua de beau­coup à la création des bases matérielles et d'organisation de la littérature bourgeoise, et par une censure plus libérale il facilita la préparation idéologique de la littérature bourgeoise. LOUIS LUKÁCS : GARIBALDI ET KOSSUTH EN 1860 ET EN 1861 Dans l'histoire des relations personnelles entre Garibaldi et Kossuth, les années de 1860 et de 1861 occupent une place éminente. A cette époque-là de très sérieuses ten­tatives étaient faites en vue de coordonner les luttes d'indépendance des peuples italien et hongrois. Une telle coordination aurait été considérablement facilitée, si ces deux grands combattants de la liberté auraient trouvé un terrain d'entente et les bases théo­riques et pratiques d'une activité commune. Bien que la situation historique favorisât une telle entente, et que les deux hommes d'État eussent cherché à se rapprocher, leur accord n'eut pourtant pas lieu. Cela s'explique en partie par la situation internationale et d'autre part par leurs situations particulières et par les divergences de leurs principes. Dans la période quifaitl'objet de notre étude, leurs relations traversaient trois phases. La première allait de l'automne 1859 jusqu'au débarquement de Marsale (mai 1860). La seconde période s'arrête en novembre 1860 et la troisième en été 1861, à la mort de Cavour. Kossuth et Garibaldi avaient tiré des conclusions différentes de l'armistice de Villefranche. Défini­tivement déçu par la France de Napoléon III, Garibaldi se retira à Caprera, dans l'attente d'un nouveau flux révolutionnaire du peuple italien. Bien qu'également déçu par ses alliés français, Kossuth n'en continuait pas moins à compter sur eux dans ses plans. Le 9 février 1860, il nomma Miklós Kiss de Nemeskér, beau-frère du ministre des Affaires étrangères français Thouvenel, comme son représentant à Paris. Après la chute de La Marmora, il envoya à Turin, auprès de Cavour, redevenu président du Conseil, son con­fident Ferenc Pulszky pour le représenter. Enfin, Kossuth n'oublia pas Garibaldi dans ces calculs et même dans une lettre datée du 2 décembre 1859, il s'efforça de le récon­cilier avec la cour de Turin. L'activité italo-hongroise se ranima après l'expédition de Garibaldi en Sicile. Des volontaires hongrois rejoignirent alors les troupes de Garibaldi et ce dernier confia à son général hongrois István Türr le poste d'État Major de l'armée. La légion hongroise désagrégée se reconstitua ; Kossuth ressuscita le Directoire National Hongrois et, en septembre 1860, il signa un accord avec Cavour. Aux termes de l'accord Kqssuth devait décider Garibaldi à ne pas attaquer Rome. Il adressa, en effet, deux lettres dans ce sens, une à Garibaldi (le 14 septembre 1860) et une autre à Türr (le 15 septembre 1860). En même temps, le Directoire National Hongrois s'efforça de s'assurer un rôle dirigeant dans la légion hongroise. Ayant compris que Kossuth représentait la cause de Cavour, Garibaldi se montra plus réservé à son égard. Les tentatives de médiation de Türr se révélèrent inefficaces. Les rapports envoyés par Pulszky, de Turin, après novembre 1860, indiquaient qu'il était désormais impossible de compter sur Cavour. Pulszky proposa alors de réaliser uniquement l'alliance avec Garibaldi. Or, si Kossuth désirait la coopération avec Garibaldi, c'était seulement en sa qualité de général du roi d'Italie et en cas d'une guerre austro-italienne. Kossuth condamnait toute action indépen­dante du gouvernement du Piémont et, notamment, le projet de débarquement sur la côte dalmatique. Le 12 février 1861, Pulszky se rendit auprès de Garibaldi pour lui exposer ses vues personnelles qui différaient de celles de Kossuth. Garibaldi déclara alors qu'il ne répondrait qu'à «l'appel des fusils», c'est-à-dire qu'il n'agirait que si un soulève­ment se déclenchait en Hongrie. Or, Kossuth n'envisageait ce soulèvement qu' après l'arrivée de l'aide étrangère en Hongrie. Ces divergences de vues amenèrent la rupture entre Pulszky et Kossuth, le premier ayant le regard tourné vers la Hongrie, tandis que le second n'était pas disposé à rompre avec Cavour. La mort de Cavour

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