Századok – 1956
KÖZLEMÉNYEK - Maller Sándor: Marx és Szemere 667
698 MALLER SÍN DOR Utóirat. Megismerkedtem itt egy angol családdal, amely 50 üveg tokajit kért tőlem. Angliába való visszatérésükkor barátaik külön kértek tőlem asztali borokat (fehéret és vöröset), 36 és 48 shillingért tucatját, — mint mintát, és megígérték, hogy többet rendelnek belőle, lia jónak találják a bort. Ezek a borok már valószínűleg megérkeztek Londonba, összesen 24 tucat. Nemsokára további 40 tucat érkezik majd, ezek egy része még nincs eladva. így külön majd 38 és 48 shillingért adhatom (kétlem, hogy akadjon ilyen francia bor, 60—72 shillingért). A kereskedők hordókban kellene, hogy hozassák, 240 literesekben, vagy pedig 360 palacknyit tartalmazókban, ezeknek az ára, a bor kora és minősége szerint, 300—600 frank. A Londonba való szállítás költsége engem terhelne. (a 36—48 shillinges palackoknál a behozatali vámot is én fizetem, ennélfogva a palackozott borok bérmentesen vannak házhoz szállítva.) Május 5-i levelében Szemere ismerteti Marxszal könyve sajtóvisszhángját, de az angol kiadáséról maga sem tud sokat. (Az angol lapok kivágatait csak később olvasta el Bentley londoni üzletében.) Hálás Marxnak az Engelsszel való távoli ismeretségéért, csak azt sajnálja, hogy Engels az édes borokat nem tudta eladni, sőt saját költségén küldte vissza neki, amit Szemere — bár súlyos anyagi nehézségeit is emlegeti — mégsem fogadhat el. ce 5 Mai. [I860.] Mon cher, il y a une éternité que je n'ai reçu de vos nouvelles. Probablement vous travaillez avec ardeur, vous pouvez au moins publier vos pensées en Allemagne, à nous autres même cette consolation est interdite. Car c'est bien autre chose d'écrire dans une langue étrangère. Quoique je n'ai pas de raison à me plaindre concernant mon livre. Tous les grands journaux en ont parlé, même la Revue de Deux Mondes vient de l'annoncer, et prochainement elle en donnera un article. C'est vrai, les journaux n'avaient jusqu'ici de cette question qu'une idée bien vague et bien confuse. Du sort de l'édition anglaise je ne sais rien. Je la vois annoncé souvent dans le Times, voilà tout. En ont parlé les journaux? Je l'ignore. J'ai écrit à l'Examiner et au Times, qui a le mérite de souvent critiquer l'Autriche, Bentley a promis d'envoyer des exemples aux autres journaux aussi, mais vous concevez, ici il est bien difficile de lire tous les journaux anglais. Vous devez avoir votre exemplaire depuis longtemps. Mr Engels est un homme bien aimable, il écrit, il s'exprime à merveil, je vous remercie •de m'avoir donné l'occasion de faire sa connaissance — quoique de loin. Mais je n'étais pas heureux avec lui. Il m'a demandé six demi-douzaines de mes six sortes de vin, promettant d'en acquitter la facture. Cependant il devait faire un voyage enAllemagne, ainsi le temps précieux était perdu, — car en été on ne peut sûrement faire expédier les vins. Ce n'est pas tout. Il y a quelques jours il m'avertit, que les vins sont excellents, les secs comme les doux, mais il ne croit pas pouvoir vendre les doux, quoique ils soient ce qui il a de plus exquis, et 25 bouteilles sont renvoyées. Je regrette qu'il n'a pas d'abord demandé man avis, d'autant plus que j'ai [ !] pu les vendre d'ici même à une famille que je connais à Manchester. Je dois en même temps vous dire, qu'il les a renvoyées, franco, à ses frais, — mais vous concevez bien que si j'apprécie grandement cette manière d'agir, je ne puis pas l'accepter, — en un mot s'il perd l'argent ou si je le perd, en tout cas c'est une dépense que nous aurions pu éviter. Mais ce qui me fait désesperer le plus, c'est que je vois la grande difficulté de réussir même en Angleterre, et je vous l'avoue franchement, qu'après la perte de 150.000 fr que vous connaissez, et avec l'agio de 30—40°/0 que ma femme perd depuis 11 ans sur ses revenus qu'elle tire de l'Autriche : j'ai quelquefois de grands chagrins et beaucoup d'embarras. Voilà pourquoi cet essai manqué à Manchester m'a découragé complètement. Je suis convaincu, votre ami avait la meilleure volonté, peutêtre n'avait il pas assez de persévérance; — ce n'est*pas sa faute s'il n'avait pas réussi, c'est moi que la fatalité poursuit, — dites lui il doit se consoler, et je vous prie de lui exprimer toute ma reconnaissance. En attendant votre très longue lettre, croyez moi votre très dévoué Sz. [I860.] máj. 5. Kedvesem, egy örökkévalóság óta nem kaptam Öntől híreket. Bizonyára hévvel dolgozik, Ön legalább kiadathatja gondolatait Németországban, nekünk még ez a vigasztalás sincs megadva. Mert egészen más idegen nyelven írni. Igaz, hogy nincs okom panaszra könyvemet illetően. A nagy lapok mind írtak róla, még a Revue des Deux Mondes is,