Századok – 1956

BIBLIOGRÁFIA - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1955. július 1. — december 31.) 292

RÉSUMÉ 325 du congrès du parti social-démocrate : c'est à ce congrès que fut constitué le Parti social­démocrate de Hongrie (7 et 8 décembre 1890). Le congrès constitutif du parti social-démocrate adopta le programme quo le parti social-démocrate autrichien avait approuvé en 1889 à Hainfeld. Le texte adopté par le parti hongrois fut appelé la »Déclaration de Principes«. Le programme de Hain­feld, et done la »Déclaration de Principes« aussi, furent parmi les meilleurs programmes marxistes de l'époque : en effet, ils fte renfermaient point les erreurs lassalléennes du Programme de Gotha. Le document indiquait très justement que le prolétariat avait pour tâche de lutter contre l'exploitation capitaliste et pour la socialisation des intern­ments de production. Il précisait que l'affranchissement de la classe ouvrière ne pouvait être accompli que par les ouvriers eux-mêmes, et que leur lutte revêtait un caractère international. Cependant, il avait aussi un défaut : il n'inscrivait pas à son programme la conquête du pouvoir politique, objectif principal de la classe ouvrière. La deuxième insuffisance, non moins grave, tirait son origine de la faiblesse théorique du mouvement ouvrier hongrois : la »Déclaration de Principes« ne faisait pas allusion aux tâches spéci­fiques, engendrées par les conditions particulières de la Hongrie. Ainsi, elle ne réclamait pas la lutte pour la réalisation complète des objectifs que la révolution de 1848, terrassée, avait dû abandonner, et ne proposa pas de programme aux alliés de la classe ouvrière. Néanmoins, la »Déclaration de Principes« était propre à devenir le programme de combat d'un parti ouvrier révolutionnaire. Cependant, en même temps, elle pouvait aussi être utilisée par des leaders opportunistes pour justifier la tactique des compromis, pratiquée par le parti. C'est aux luttes intestines qui se déroidèrent au sein du parti dans les années suivantes qu'il appartenait de trancher la question : le parti allait-il être dirigé dans un esprit révolutionnaire ou opportuniste, et laquelle des deux concep­tions appliquerait-on à l'interprétation et à l'amplification du programme de la »Décla­ration de Principes«? Le congrès constitutif n'adopta point de status d'organisation. Cependant, il énonça de justes principes concernant les problèmes d'organisation, et prit aussi l'initiative de certaines démarches destinées à réaliser l'alliance de la classe ouvrière et de la pay­sannerie. La fondation du Parti social-démocrate fut un événement hautement significatif, dont l'importance est soulignée par une lettre que Friedrich Engels adressa à ce sujet au congrès. Le congrès constitutif fut suivi d'un essor considérable des mouvements de masse. La classe ouvrière s'organisa devantage, ses actions politiques et ses mouvements grévistes gagnèrent en ampleur. La direction du parti déploya des activités considérables pour instruire et éduquer le prolétariat. Elle développa la presse du parti et fit publier, en traduction hongroise, certains écrits de Marx et d'Engels. Grâce à son travail d'organi­sation, l'on vit se substituer aux cercles culturels, aux chorales et aux mutuelles des associations professionnelles, des syndicats qui devinrent les organisations de masse des ouvriers. L'on s'attaqua également à la tâche de créer des organisations du parti. Les actions du prolétariat agricole et de la paysennaire pauvre, déclenchées en 1891 à Orosháza, Békéscsaba, et Battonya, et en 1894 à Hódmezővásárhely, révèlent à quel point, grâce au travail de propagande déployé par le parti, les idées socialistes s'étaient répandues à la campagne. La direction du parti eut également soin d'organiser et d'éduquer le prolétariat des nationalités. Le développement des activités du parti connut, en 1892 et 1893, un arrêt dû à la controverse qui surgit parmi les dirigeants du parti. Les réformistes petits-bourgeois, qui, au début des années 90, avaient dû quitter les organismes directeurs du parti, s'effor­cèrent de reconquérir leurs positions perdues, afin de pouvoir freiner les actions des ouvriers et surtout les initiatives du prolétariat agricole et des paysans pauvres. S'ap­puyant sur les couches arriérées de la classe ouvrière et profitant de l'influence qu'ils avaient acquise de longue date au sein du mouvement ouvrier, ils réussirent à faire exclure du parti les protagonistes de la lutte de classes et à s'emparer une fois de plus des leviers de commande. La lutte entre les deux tendances venait de s'engager. Paul Engelmann et les sociaux-démocrates qui s'étaient ralliés à lui publièrent en 1893 un nouveau journal qui, intitulé »Munkás« (L'Ouvrier), s'inspirait des principes de la lutte de classes. Puis, en janvier 1894, ils fondèrent un nouveau parti qu'ils appe­lèrent Parti ouvrier social-démocrate de Hongrie. Ce nouveau parti s'appuyait sur les ouvriers révolutionnaires et la paysannerie pauvre. Résolu à mettre en œuvre les prin­cipes de la lutte de classes, il entendait en tout premier lieu démasquer les dirigeants opportunistes du Parti social-démocrate, et, à la faveur de cette politique, réaliser l'unité du parti en dotant celui-ci d'une direction inspirée, elle aussi, de l'idée de lutte de classes.

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