Századok – 1955

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történettudományi művek jegyzéke (1955. január 1.–június 30.) 813

834 RÉSUMÉ combat pour la dictature du prolétariat. Les activités que Liebknecht déploya pendant ta guerre s'inscrivent dans le cadre d'une étude spéciale. Aussi le présent article n'entre-1-il point dans les détails de cette question. * La première guerre mondiale eut pour conséquence l'effondrement de l'Empire pilemand impérialiste. Dès lors, historiquement parlant, la transformation socialiste devint pour l'Allemagne un problème présentant un caractère de pleine actualité. Le aeuple allemand eut à choisir : désirait-il la dictature du capital monopoleur grevé de survivances féodales, voulait-il une démocratie bourgeoise équivoque, ou bien réclamait-Il la dictature démocratique de la classe ouvrière et de la paysannerie, un pouvoir se transformant en dictature du prolétariat ? Les événements avaient donné un sens nouveau à la lutte antimilitariste de Lieb­knecht. La liquidation du militarisme était devenue pratiquement possible : elle était désormais une tâche immédiate. Le octobre 1918, le groupe Spartacus publia son programme d'action. En raison de l'enchevêtrement du féodalisme et de l'impérialisme, ce programme réclamait non seulement la liquidation des survivanees féodales, mais aussi la suppression du capital monopoleur. Le 9 novembre au matin, le prolétariat berlinois en armes chassa l'empereur et le gouvernement des junkers et bourgeois. Liebknecht proclama la république socialiste. Toutefois, les leaders sociaux-démocrates réussirent à maintenir leurs positions et à former un cabinet. Le groupe Spartacus demeurait faible, ne disposait pas d'une organisation indé-Î>endante et ses activités étaient entravées par de graves insuffisances de caractère idéo­ogique, aussi la classe ouvrière ne disposa-t-elle pas d'un détachement d'avant-garde à la fois révolutionnaire et solide. La masse des ouvriers et des soldats demeurait prison­nière d'illusions démocratiques bourgeoises. Les Conseils ne purent point devenir de véri­tables organes du pouvoir. La contre-révolution disposait de forces considérables, telles que, par exemple, le militarisme (tout le corps d'officiers et les armées du front). Le gouvernement social­démocrate n'expropria point les junkers, laissa intacte la machine d'État réactionnaire, organisa la coopération avec le capital monopoleur, ne destitua pas les généraux, ces criminels de guerre détenant les postés de commande aux armées, et facilita à la contre­révolution la tâche de noyer la révolution dans le sang. Liebknecht s'efforça de démasquer avant tout le mensonge des sociaux-démocrates prétendant qu'»aujourd'hui, le pouvoir politique est entre les mains du prolétariat allemand«. Il vit clairement les dangers menaçant la révolution, et ne se méprit point sur le compte de la réaction junker et militariste qui s'organisait en Allemagne. Dans son discours du 28 novembre et son article du 2 décembre, il invita les ouvriers à faire preuve de vigilance et à engager l'action. Le discours qu'il prononça le 16 décembre à l'ouverture du Congrès des Conseils reflétait déjà une modification plus accentuée encore du rapport des forces en faveur de la bourgeoisie. Aussi fut-il erroné de la part des spartakistes d'axer dès lors leur travail de masse non sur la transformation démocratique, mais sur les objectifs immédiats de la dictature du prolétariat. L'erreur, était d'autant plus grave qu'au Congrès de Conseils, la révolution venait d'essuyer un nouvel échec : le Congrès abdiqua ses droits et remit le pouvoir entre les mains du gouvernement. Dans son discours du 23 décembre, Liebknecht fit une analyse remarquablement pénétrante de la situation et des perspectives de l'Allemagne, ainsi que des tâches du | prolétariat allemand. Le groupe Spartacus décida de se constituer en parti indépendant. C'est le 30 décembre que se réunit avec la participation et sous la direction de Liebknecht et de Rosa Luxemburg le Congrès constitutif du Parti Communiste d'Allemagne : ce fut là le résul­tat le plus important de la révolution de novembre. Au début de janvier, la contre-révolution provoqua à Berlin un soulèvement armé et brisa par des mesures sanglantes la résistance du prolétariat demeuré sans chefs unis dans l'action. f Le dernier article de Liebknecht parut le 15 janvier. Dans la même soirée, Lieb­knecht et Rosa Luxemburg étaient assassinés par les gardes-blancs. A kiadásért felel az Akadémiai Kiadó igazgatója Műszaki felelős : Szöllősy Károly Kézirat beérkezett: 1955. IX. 13. — Példányszám: 2500. Terjedelem: 24»/. (A/E) ív Akadémiai Nyomda, Gerlóczy u. 2. — 37397/55 — Felelős vezető : ifj. Puskás Ferenc

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