Századok – 1955

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történettudományi művek jegyzéke (1955. január 1.–június 30.) 813

RÉSUMÉ 831 Durant la crise qui sévit entre 1929 et 1933, la situation économique et le com­merce extérieur de la Hongrie connurent une période fort critique, qui incita les capi­talistes hongrois à reconsidérer le problème des relations commerciales avec l'U.R.S.S. Toutefois, on put enregistrer dans la même période des signes indiquant que la politique antisoviétique se renforçait, elle aussi, en Hongrie. Le gouvernement hongrois prit des mesures discriminatoires à l'égard de l'Union Soviétique, et la presse déclencha un cam­pagne de calomnies à propos du prétendu dumping soviétique. Lorsque la crise s'aggrava et l'Union Soviétique prit des contre-mesures, plusieurs grands pays capitalistes chan­gèrent d'attitude et conclurent avec elle des accords commerciaux. Certaines raisons économiques et considérations de politique étrangère inspirèrent au gouvernement hongrois l'idée de renouer avec le gouvernement soviétique. Le gouvernement soviétique entreprit des démarches concrètes afin d'encourager la reprise des négociations. En Hongrie, les milieux d'affaires témoignaient d'un intérêt toujours croissant pour les échanges commerciaux avec l'U.R.S.S. La conjuncture politique mon­diale et la situation internationale de la Hongrie déterminèrent le gouvernement hongrois à établir des relations diplomatiques avec l'Union Soviétique. L'accord fut signé le 6 février 1934. Malgré l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays, le gouvernement hongrois fit échouer la conclusion d'un accord commercial : pour par­venir à ce but, il avait posé des conditions de caractère provocateur. L'Union Soviétique délégua une mission commerciale qui entama des négociations, cependant, en raison de l'attitude adoptée par les autorités hongroises, les pourparlers demeurèrent infruc­tueux. Les conversations se prolongèrent jusqu'en 1936, toutefois, elles n'aboutirent pas à la conclusion d'un accord commercial, et l'on ne vit point s'établir entre les deux pays des relations commerciales à la fois suivies et nourries. IVÁN BEKEND — GYÖRGY RÂNKI : LES ASPIRATIONS COLONISATRICES ALLEMANDES ET L'INDUSTRIE HONGROISE A L'ÉPOQUE DE LA GUERRE ANTISOVIÉTIQUE (1941—1945) L'arrivée au pouvoir du fascisme en Allemagne communiqua une virulence parti­culière aux visées de l'impérialisme allemand sur l'asservissement de l'Europe sud­orientale. Bien qu'ils connussent les objectifs de l'impérialisme allemand, les milieux diri­geants hongrois s'efforcèrent de parvenir à une étroite alliance économique et politique avec l'Allemagne fasciste. La raison en était que, d'une part, ils approuvaient les pro­jets antisoviétiques allemands, et que, de l'autre, ils croyaient trouver dans une Alle­magne fasciste l'appui nécessaire pour réaliser leurs objectifs révisionnistes. Les accords économiques conclus avec l'Allemagne furent extrêment avantageux au point de vue allemand. Dès le milieu des années 30, il était devenu manifeste que l'impérialisme allemand entendait s'assurer en Hongrie une influence économique aussi profonde que possible. C'est surtout après Y Anschluss que la menace de l'impérialisme allemand s'aggrava d'une manière toute particulière. Après l'accaparement des entre­prises à capital autrichien, puis de celles à capital tchèque, 12% du capital-actions des sociétés anonymes hongroises passèrent aux mains des Allemands. A partir de 1938, plus de la moitié du commerce extérieur hongrois était déjà absorbée par l'Allemagne. Aux premières années de la guerre, dans la période où l'Allemagne remportait encore des succès militaires, l'Allemagne resserra encore davantage son emprise écono­mique et politique sur la Hongrie. Les Allemands cachaient de moins en moins qu'à leur sens, l'agriculture hongroise »devait s'adapter aux besoins du marché allemand«, que, dans le domaine industriel, la Hongrie avait à développer uniquement son industrie agri­cole, tandis que les autres branches industrielles étaient à transformer en un réseau d'entreprises à participation allemande, et qu'enfin, la Hongrie devait s'abstenir de créer des industries nouvelles. Après le déclenchement des opérations militaires contre l'Union Soviétique — auxquelles les classes dominantes hongroises se rallièrent en hâte —, la Hongrie hor­thyste se vit assigner une place plus honteuse encore parmi les États satellites et sa dépen­dance vis-à-vis de l'Allemagne devint encore plus complète. L'exportation, en Alle­magne, des matières premières et des denrées agricoles hongroises prit des proportions énormes. Il s'en suivit qu'au printemps 1942, les rations alimentaires hongroises étaint déjà inférieures à celles de l'Allemagne. En fait de matières premières hongroises, c'étaient avant tout la bauxite et le petrole qui s'exportaient à une cadence toujours plus rapide.

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