Századok – 1954

Krónika - H. Haraszti Éva: A népi demokratikus országok küldötteinek beszámolói a Magyar Történész Kongresszusról 485

RÉSUMÉ 493 manifestations contre la guerre se succédaient en une suite ininterrompue. Même ces couches de travailleuses qui, auparavant, s'étaient séparées dea femmes de la classe ouvrière adoptèrent les méthodes stratégiques des dernières. Par rapport à 1916 on con­state en 1917 une augmentation de 487 p. c. des femmes syndicalisées (au total 48,811); cette augmentation s'explique surtout par ^organisation de plus de 15 000 ouvrières employées aux usines métallurgiques. On constate un accroissement rapide de la participation des femmes — aussi bien en province que dans la capitale — aux manifestations qui, à partir de l'automne de 1917, exigeaient avec une insistance toujours plus énergique la conclusion immédiate de la paix et exprimaient l'enthousiasme des masses populaires pour la révolution socialiste de Russie. Le Comité Général de l'Organisation des Femmes, constitué au sein du Parti Social-Démocrate, de même que le Parti lui-même, cédaient à la pression des masses et, donnant l'impression de s'être déplacés vers la gauche, exaltaient la Grande Révolution Socialiste d'Octobre. Néanmoins le Comité essayait de freiner le mouvement ; selon sa thèse, «nous ne sommes pas encore assez forts pour infliger un échec au camp très bien préparé de la réaction». Malgré ces machinations, les masses féminines prenaient une attitude de plus en plus décidée en faveur de la révolution. En mars 1918 le pays entier a fêté le Jour International des Femmes. Mais c'est après la révolution bourgeoise de Hongrie (octobre 1918) que le Comité fit voir son vrai visage : il se mit au service du gouvernement bourgeois et social-démocrate, qui trahissait les exigences du prolétariat, et aussi celles des femmes prolétariennes. Malgré les intrigues des sociaux-démocrates et des réactionnaires, une grande masse de femmes prolétariennes, plusieurs milliers d'ouvrières, de paysannes et d'intellec­tuelles déclarèrent leur adhésion au Parti des Communistes de Hongrie, fondé à l'automne de 1918. Même après cette date la direction du mouvement féminin resta entre les mains des sociaux-démocrates réformistes. Pendant la première dictature hongroise du prolé­tariat ce fait entravait gravement l'essor d'un mouvement féminin de caractère réelle­ment socialiste. ' Le 21 mars 1919 ce fut le prolétariat hongrois qui prit en main le gouvernail du pays. Dès cette date les prolétariennes hongroises participaient activement à l'exercice­du pouvoir ouvrier et s'engageaient dans la voie de l'émancipation économique, politi­que, sociale et culturelle. Le gouvernement des conseils, partant du principe «même tra­vail — même salaire», ne fixait que des salaires établis d'après le travail accompli et lança une puissante campagne sociale et éducatrice pour élever les femmes sans préparation au niveau des ouvrières qualifiées. Pendant la période de 133 jours de la République des Conseils les travailleuses menaient une lutte incessante pour l'application pratique du principe «même travail —- même salaire». Le Comité Général de l'Organisation des Femmes, où, depuis l'avènement de la République des Conseils, les éléments de gauche avaient pris le dessus, se chargea d'uá rôle dirigeant dans ce mouvement. Ce que la République des Conseils faisait pour l'émancipation sociale des prolétarien­nes, était extrêmement important. En temps de guerre, pendant le blocus impérialiste elle créa un système jusque-là inconnu de la défense des mères, des nourrissons et des enfants. On voyait naître des maternités, des maisons de repos, dos crèches ; on prenait <les mesures pour vêtir les enfants, pour les nourrir à l'école, pour leur assurer la surveil­lance nécessaire en dehors de l'école, pour les divertir et pour les envoyer en villégiature. Toutes ces mesures avaient une importance capitale ; auparavant il n'existait rien de pareil en Hongrie. Pendant les premiers mois de l'existence de la République des Conseils, le Comité Général de l'Organisation des Femmes, qui avait à lutter contre les survivances de l'op­portunisme du passé, consacrait à l'agitation la majeure partie de son activité et négligeait d'organiser les larges masses de la population féminine en vue d'une activité réelle et efficace. Son attitude ne changea qu'après la mise en pratique des résolutions des trois congrès (congrès de la formation du Parti des Ouvriers Socialistes, Communistes de Hongrie, 13 juin 1919 ; congrès du Comité Général de l'Organisation de Femmes du Parti, 14—15 juin ; congrès de l'Alliance Nationale des Conseils, juin 14—23) qui ser­vaient à déterminer les tâches principales du mouvement des prolétariennes hongroises. Par suite de ces congrès, l'activité et la politique du Comité Général de l'Organisa­tion des Femmes commençaient à montrer une amélioration considérable, mais la marche des événements ne permettait plus .d'éliminer toutes les erreurs. La chute du Gouverne­ment des Conseils mit fin au développement du mouvement des femmes dirigé dans l'esprit du marxisme-leninisme. Néanmoins ce mouvement, malgré toutes ses erreurs, ne pouvait guère disparaître sans laisser de trace, étant donné qu'il s'appuyait sur une large

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