Századok – 1954

Krónika - Szántó Imre: Kolacskovszky Lajos (Nekrológ) 235

240 RÉSUMÉ ÁGNES VÄRKONYI : L'ÉPANOUISSEMENT DE LA GUERRE D'INDÉPENDANCE DE RÁKÓCZI EN TRANSYLVANIE (de 1703 au 8 JUILLET 1704) Dans la phase initiale de la guerre d'indépendance la Transylvanie, cet ancien bastion des luttes nationales, n'était plus déjà un pays indépendant ; bien au contraire, elle était la province la plus avancée vers l'est de l'empire des Habsbourg, occupée par un fort contingent de troupes impériales. L'aristocratie transylvaine, n'ayant en vue que ses intérêts matériels, gaspillait son énergie aux vaines luttes de clique ; le gouvernail de la province n'était plus entre ses mains. Sous l'oppression étrangère dépérissaient toutes les classes de la société : les serfs hongrois et roumains, les Sicules libres, les Saxons jouissant de leurs privilèges particuliers, les Roumains libres de la Terre Royale, la noblesse appauvrie de la campagne qui constituait une classe très nombreuse et même les bourgeois des villes. Conformément à leur position sociale et dans la mesure de leurs possibilités, toutes ces couches s'opposaient à l'oppression, mais leurs mouvements ne pouvaient donner naissance à un effort concentré. L'essor de la guerre d'indépendance impliqua en Transylvanie un puissant renou­veau dans le domaine des mouvements spontanés de la paysannerie. Au début, la no­blesse, considérant les efforts des Kouroutz comme un »servile bellum«, se confinait dans ses châteaux. Les événements qui déterminaient le succès de la guerre eurent lieu en Hongrie. Rákóczi lui-même, concentrant toute son attention aux opérations militaires de Hongrie, ne tenait compte, au moins pondant les premiers mois, de la Transylvanie qu'à un seul point de vue : de ce côté-ci, il devait se garantir contre l'attaque des trou­pes séjournant dans cette province. Même plus tard, quand les luttes victorieuses des Kouroutz de Translyvanie eurent déjà anéanti une bonne partie des forces impériales, donnant beaucoup de souci au reste des garnisons, Rákóczi ne pouvait envoyer dans cette province orientale que des troupes relativement peu nombreuses. Néanmoins vers la fin de 1703 les opérations des Kouroutz translyvains se déroulaient déjà en con­nexion intime avec celles des troupes envoyées en Transylvanie. Les luttes furent rani­mées par le soulèvement des Sicules. C'est dans l'esprit des principes préconisés par Rákóczi, chef de la guerre d'indépendance, que la proclamation des troupes sicules de Barcaság appela sous les drapeaux toute la population de la province, l'invitant à se lever contre l'oppresseur. En été 1704 les efforts communs des serfs hongrois et roumains, auxquels s'associaient aussi les Sicules armés, eurent pour conséquence l'adhésion d'une partie de l'aristocratie et de la majorité des nobles ; ainsi prit naissance en Transylvanie la base sociale de la guerre d'indépendance de Rákóczi. Une autre conséquence de la lutte consciente des masses populaires fut l'élection de François II Rákóczi comme prince de Transylvanie. A. S. IEROUSSALIMSKI: LES TENTATIVES DE L'HISTORIOGRAPHIE RÉACTIONNAIRE D'AUJOURD'HUI POUR RÉHABILITER L'IMPÉRIALISME ALLEMAND L'auteur fait illustrer par plusieurs exemples le déclin de l'historiographie bourgeoise à l'époque de l'impérialisme, ensuite il constate que pendant la deuxième guerre mondiale et surtout après la guerre on pouvait observer quelques nouveaux phénomènes de ce processus. Les monopolistes, non contents d'imposer aux historiens les directives des ministères des Affaires Étrangères, paraissent eux-mêmes sur la scène de l'historiographie, en y introduisant aussi leurs pitoyables fantoches politiques. La série des historiens représentant le capital financier est ouverte par Morgenthau, ministre des Finances aux États-Unis pendant la deuxième guerre mondiale. Ses falsifi­cations s'étendent à deux domaines : d'une part, il cherche à dénigrer le peuple allemand , et ses traditions démocratiques, d'autre part, il s'efforce de réhabiliter le capital finan­cier allemand. La conception historique de Vansittart, autrefois remplaçant permanent du ministre des Affaires Étrangères de Grande-Bretagne, s'appuie sur les mêmes principes ; en outre, le second auteur vise à discréditer le socialisme. Un spéciiben typi­que de l'homme d'affaires américain qui se plaît dans le rôle d'historien est Louis Brown, président de la S. A. »Johns Manvill«.

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