Századok – 1953

Szemlék - Norden; A.: So werden Kriege gemacht (Ism.: Weiner Magda) 180

RKSUMfi 211 ALEXANDRE ORBÁN : L'EGLISE CATHOLIQUE DE HONGRIE PENDANT LA GUERRE CONTRE L'UNION SOVIÉTIQUE L'Église catholique de Hongrie en tant que grand capitaliste et grand propriétaire constituait une partie intégrante de la classe dominante contre-révolutionnaire. Ênnemie du peuple travailleur et de l'U. R. S. S., elle exerçait une puissante influence sur la vie politique sous le régime fasciste de Horthy. S'opposant aux intérêts des travailleurs hongrois, elle accordait son appui à tous les moyens de la terreur fasciste ; sur le plan de la politique extérieure, elle appuyait toutes les initiatives préparant l'attaque contre l'Union Soviétique. En revanche, le Vatican contribuaiet à l'affermissement des exigences révisionnistes hongroises et, pour faire ressortir l'importance de la Hongrie, elle organisa à Budapest, en 1938, le Congrès Eucharistique Mondial. Ces faits signifiaient l'insertion de la Hongrie dans l'agression contre l'Union Soviétique. Bien que l'Église catholique de Hongrie restât en relation avec les pays impérialistes occidentaux, l'Angleterre et les États-Unis, elle appuyait aussi les conquêtes des envahis­seurs fascistes en territoire soviétique. Elle fit tous les efforts pour taire le caractère injuste de cette agression, diamétralement opposée aux intérêts du peuple hongrois et pour justifier les démarches de l'Allemagne hitlérienne et de ses satellites hongrois. A l'intérieur du pays l'Église passait pour une des plus sérieuses entraves du mouvement contre l'hitlérisme et la guerre. L'Église appuyait le front militaire antisoviétique, déchu à un état de décomposition dès la seconde moitié de 1942, même à l'époque où bien des Hongrois prévoyaient déjà l'échec d'Hitler et de ses alliés. Dans cette situation le réaction catholique hongroise s'orientait vers la poursuite de la guerre antisoviétique et cherchait à approfondir ses relations avec les impérialistes américains. Elle participait aux discussions qui avaient pour but de préparer le terrain pour la restauration de la monarchie des Habsbourg ; dans ce cas, après la défaite de l'Alle­magne hitlérienne, la Hongrie serait devenue le membre d'une Confédération catholique antisoviétique, en étroite dépendance des États impérialistes. En même temps elle déployait une activité de vaste envergure pour créer, à l'intérieur du pays, un nombre suffisant de bases réactionnaires qui, après la libération du pays, auraient dû empêcher l'accès au pouvoir du peuple travailleur. Ces efforts profondément réactionnaires ont, en dernière analyse, obligé l'Église catholique d'accorder son appui même à Szálasi, le dernier agent d'Hitler en Hongrie, et à son gouvernement aventurier. Fidèle à cette clique, la réaction catholique hongroise luttait jusqu'au dernier moment contre la libération du pays. Au printemps de 1945 Hitler et son dernier satellite hongrois furent balayés par l'armée soviétique libératrice. Les masses laborieuses hongroises eurent enfin le moyen de régler leur compte aux oppresseurs d'hier et de prendre en main le gouvernail du pays. Mais la réaction cléricale en tant qu'arrière-garde de la réaction hongroise s'opposa à la démocratie populaire hongroise : après la libération elle s'allia aux impérialistes et au Vatican. Elle veut rétablir son prestige à tout prix même, s'il faut, par une nouvelle guerre mondiale. Mais ses tentatives se heurtent à la résistance ferme du Parti des Travailleurs Hongrois et de la démocratie populaire hongroise qui, hier comme demain, inflige de rudes coups à tous ceux qui essaient de contester la domination du peuple travailleur. 14*

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