Századok – 1953

Szemlék - Norden; A.: So werden Kriege gemacht (Ism.: Weiner Magda) 180

208 RÉSUMÉ t intensivement aussi de la formation des Etats européens ; dans ses Remarques chrono­logiques il réunit et commenta un grand nombre d'importantes données concernant l'histoire médiévale des Hongrois (dès leur apparition en Europe jusqu'au milieu du XVIe siècle). Outre l'examen des faits concrets, les Remarques jettent une vive lumière sur la méthode exigée par la conception marxiste de l'histoire. Il en résulte que, d'après Marx, la première tâche de l'historiographie consiste à établir les faits les plus importants ce qui implique la nécessité d'y opérer un choix et d'y appliquer un rigoureux contrôle critique. L'exemple de Marx nous montre ce que la méthode marxiste demande aux historiens : quand on cherche à distinguer les faits significatifs des faits insignifiants, on doit prendre pour point de départ la base économique et la lutte des classes ; autrement dit, on doit envisager les problèmes sous l'angle des forces progressistes de l'histoire et prendre, dès le début, une position nette au point de vue idéologique. Pour être encore mieux renseignés sur les exigences de l'historiographie marxiste, nous n'avons qu'à analyser les études historiques de Marx comme autant d'exemples classiques de l'utilisation marxiste de la documentation. Ce que Marx cherche à dégager des faits, ce sont des lois et des connexions illustrant certains principes, en un mot tout ce qui paraît nouveau à un morrwnt donné. L'attitude de Marx, déterminée par sa position de parti, est un guide sûr dans la dédale des faits; c'est au cours des attaques dirigées contre les thèses des adversaires qu'elle se révèle le mieux. A ce propos l'auteur signale une des tâches urgentes des historiens hongrois : ils ont encore beaucoup à faire pour démasquer l'idéologie réactionnaire du passé. D'autre part, dans l'oeuvre de Marx même le choix des sujets est significatif. L'historiographie marxiste n'admet pas de barrière entre le présent et le passé : analyser ce qu'il y a de nouveau à un moment donné ou ce qui paraît tel à notre époque, voilà une de ses tâches essentielles. Par là l'historiographie marxiste offre directement son appui idéologique à la classe ouvrière qui ne cesse do lutter pour l'avenir. De fait, on ne doit jamais perdre de vue que même l'étude la plus approfondie des faits historiques 110 peut nous dispenser de nous occuper aussi des problèmes de notre époque ; l'examen des problèmes historiques doit se combiner avec l'analyse scientifique des transformations sociales qui se déroulent sous nos yeux. Dans ce domaine l'aide la plus précieuse nous est offerte par les oeuvres du camarade I. V. Staline, mais pour les comprendre et pour en pouvoir appliquer les thèses à notre pays, il est indispensable d'approfondir l'étude de Marx. C'est ainsi que l'historiographie hongroise s'acquittera de sa tâche primordiale qui a trait à la lutte contre les idées rétrogrades au point do vue théorique. Grâce à ces préoccupations les historiens donneront au peuple hongrois une vision nette de sa position historique, de ses tâches et des lois de son essor. L'enseignement de Marx marque la voie pour des siècles ; la tâche patriotique des historiens consiste à transformer le legs spirituel de Marx, Engels, Lénine et Staline en une intarissable source d'énergie pour la science et la civilisation hongroise. v ZOLTÁN I. TÓTH : NICOLAS BÄLCESCU (1819—1852) Cette conférence fut faite à la séance solennelle de l'Académie Hongroise des Sciences et de la Société Historique Hongroise à l'occasion du centenaire du grand patriote et démocrate révolutionnaire roumain (le 22 janvier 1953). L'auteur esquisse la vie de Bälcescu et à ce propos il évoque les événements historiques au cours desquels son héros a joué un rôle mémorable. Il fait le parallèle entre Bälcescu et Louis Kossuth pour mettre en relief les traits analogues de leurs carrières. Tous les deux hommes politi­ques, issus de l'»intelliguentzia« de la petite noblesse, parurent dans l'arène de la vie publique à l'ère des réformes pour devenir plus tard des révolutionnaires : en 1848 — 49, se mettant à la tête du mouvement révolutionnaire de leur pays, ils jouèrent un rôle essentiel dans la lutte du peuple pour les réformes bourgeoises, la liberté et l'indépendence. En ce qui concerne Bälcescu, il avait déployé une vigoureuse activité dans ce but dès avant la révolution, contribuant par ses travaux progressistes à l'essor de l'histoire nationale. A coup sûr, Bälcescu fut la figure la plus radicale et la plus intransigeante de la révolution bourgeoise de Valachie : s'opposant à l'aile modérée de la révolution, il luttait pour le partage des terres entre les anciens serfs avec un esprit de suite remarquable. Il organisa non seulement la presse révolutionnaire, mais — s'inspirant -des traditions de la Révolution Française — même l'institution des commissaires révo-

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