Századok – 1950

Resumée 474

490 RKSUMÉE Hongrie et n'ayant pas les moyens à contribuer dana U mesure du nécessaire au développement capitaliste, étaient amenés, eux aussi, à introduire le système des paiements en travail afin de pouvoir continuer la production des marchandises. En Hongrie, on retrouve également tous les deux types du système des paiements en travail. Dans la mesure où l'agriculture s'engageait de plus en plus dans la voie du capi­talisme, le système des paiements en travail reculait et le premier type de ce système a cédé sa place au second. Ce changement s'est produit vers les années 1875. Cette base économique a déve'oppé l'esprit révolutionnaire de la paysannerie. La classe dirigeante hongroise a essayé d'étouffer par tous les moyens possibles les mouvements des paysans et ella s'est efforcée d'interdire toutes sortes d'organisations paysannes. Le paragraphe 13 de la loi de 1876 devait servir ce but. Plus tard, à la suite des mouvements des années 1890, fut voté le paragraphe 2 de la loi de 1898, qui interdit de nouveau toute organisation paysanne afin de prouvoir étouffer en germe tous les mouvements de la paysannerie. Cette loi maintint la corvée dans le cadre du système des paiments en travail. La loi de 1908 relative aux domestiques agricoles, qui fut promulgée sous la pression des mouvements paysans de 1905—6, ordonna l'abolition de la corvée, considérée déjà à cette époque comme une institution super­flue dans l'agriculture capitaliste, mais elle permit l'application des punitions corporel­les jusqu'à l'âge de 18 ans, attacha le domestique à son lieu de travail, puisqu'il ne pouvait le quitter — même le dimanche — qu'avec l'autorisation du patron. A toute nouvelle mesure et tentative d'oppression, les paysans ont répondu par une lutte encore plus active et plus intense, mais ils n'ont pas réussi à supprimer la grande propriété et les survivances féodales avant que l'Armée Soviétique n'ait libéré le pays N. KALINIXE: L'accord de Munich et la trahison des travaillistes anglais Depuis l'occupation de la Rhénanie par les fascites allemands jusqu'à l'accord de Munich, le gouvernement conservateur anglais a pratiqué une „politique d'apaisement'' à l'égard des fascistes. Kalinine examine le rôle joué par le parti travailliste anglais pendant cette période (1936—1938). Analysant les discours, les livres, les articles des dirigeants travaillistes et leur organe central, le Daily Herald, Kalinine constate que „l'opposition" travailliste a mené une politique entièrement identique avec celle du parti gouvernemental, qu'elle l'a appuyée de toutes ses forces, qu'elle était prête même à venir — par des manoeuvres spéciales — au secours de la politique de Chamberlain et de Daladier, politique qui s'est fixée comme but la satisfaction des exigences fascistes au détriment des peuples de l'Europe Orientale, — à condition qu'Hitler se tourne contre l'Union Soviétique. Prêchant qu'Hitler ne voulait pas la guerre les dirigeants travallistes ont trompé la classe ouvrière anglaise et ont contribué à endormir sa vigilance. Sur le plan inter­national, se servant de leur rôle de dirigeants de la IIe Internationale et de la Fédération Syndicale d'Amsterdam, ils ont empêché toutes les tentatives qui avaient pour but la réalisation de l'unité de la classe ouvrière. Le gouvernement Chamberlain n'a cessé de tenir au courant les dirigeants travail­listes de sa politique, et ces derniers lui'ont toujours accordé leur appui. Sous la pres­sion des masses du parti, qui réclamaient la résistance à l'agression hit'érienne et une collaboration étroite avec l'Union Soviétique — pays qui a mené toujours une ferme politique de paix — les dirgeants travaillistes ont fait des déclarations dans lesquelles ils ont formellement condamné l'agression, mais, en réalité, tout cela ne servait que de camoufler leur politique de trahison. Kalinine s'occupe d'une façon détaillée des visites de Lansbury faites auprès de Hitler, Mussolini et Roosevelt et prouve que la convocation d'une conférence inter­nationale sous la présidence des Etats-Unis aurait servi les intérêts des fascistes. Or, les dirigeants travallistes ont appuyé sans réserve l'action de Lansbury. Les amples citations tirées des discours de Citrine, d'Attlee et d'autres dirigeants travaillistes, dénoncent dans toute sa bassesse la politique de trahison qu'ils ont pratiqué contre les intérêts de la classe ouvrière et de la paix. S'incliner devant le fascisme, cela n'était pas une attitude qui aurait pu servir la cause de la paix. Pendant cette période, seule l'Union Soviétique a pratiqué une juste politique de paix, car tenant compte du principe de la sécurité collective, elle a proposé la création d'un front solide contre

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