Századok – 1948
Klima; J. Arnošt: Počatky českého dělnického hnuti; Rok 1848 v. Čechách (Ism.: Kovács Endre) 382
EESUMÉE 413 question de l'amélioration de leurs conditions de vie à celle de la liquidation du régime corporatif. Dans leurs aspirations de caractère plutôt conservateur, on découvre le désir d'un retour à l'exploitation modérée d'une époque révolue. Cependant, au cours de leurs luttes, ils se conduisaient déjà sur un pied d'égalité avec leurs maître, ce qui indique un changement fondamental dans le rapport de maître à compagnon, de maître à apprenti. Jules Mètei Les paysans cl la première révolution bourgeoise en Hongrie dirigée par la noblesse. Les révolutions du printemps 1848, à l'étranger et à Pest, contraignent la noblesse hongroise à affranchir les serfs et permettent en même temps à (•ette noblesse de reconquérir l'indépendance de la Hongrie en face de la puissance colonisatrice, l'Autriche. Cepedant la noblesse ne réussit pas à gagner par l'affranchissement des serfs l'alliance de la paysannerie autrelois royaliste, elie arrive tout au plus à la neutraliser. Par contre, la noblesse perd ainsi les avantages que lui avait assurés la corvée de ses serfs, perle d'autant plus considérable qu'elle s'est produite à un moment oil, dans ce pays pauvre en capitaux par suite de l'exploitation coloniale, elle ne dispose pas de l'argent nécessaire pour substituer le travail salarié à la corvée. La formation du gouvernement indépendant hongrois approfondit l'antagonisme entre la noblesse hongroise et la bourgeoisie autrichienne, de sorte que cette noblesse ne peut même plus compter sur la bourgeoisie autrichienne en ce qui concerne l'introduction des capitaux. La paysannerie engage la lutte pour la distribution des terres, tandis que le gouvernement autrichien se prépare à l'étouffement de la révolution. Dans cette situation, au printemps et en été 1-848, la noblesse au lieu de tenter le ralliement de la paysannerie à la cause de la révolution à l'aide d'une réforme agraire, s'apprête à défendre sa domination de classp d'un type nouveau, domination qui abonde encore en survivances féodales, mais qui est tout de même de caractère capitaliste dans son essence. Quand au moment de l'offensive d'automne 1848 déclenchée par la contre-révolution autrichienne, le peuple de Pest contraint le gros de la noblesse hésitant à embrasser la défense de la révolution, la majorité de la paysannerie pauvre se range aux côtés des forces révolutionnaires bien que la noblesse refuse toujours de procéder à la distribution des terres. Cependant cette paysannerie est fermement décidée à imposer à la noblesse la distribution des terres, dès que l'offensive contre-révolutionnaire sera repoussée. Par conséquent, la noblesse, qui veut avant tout, éviter cette réforme, essaye de profiter des victoires tie l'armée révolutionnaire pour faire un compromis avec les forces contre-révolutionnaires. Par contre, l'aile gauche des révolutionnaires exige l'introduction de la dictature révolutionnaire afin d'empêcher la trahison de la noblesse. Cependant elle ne dispose pas de forces suffisantes pour pouvoir réaliser cette dictature. Les masses paysannes reprennent leur lutte pour la distribution des terres, mais faute d'une direction compétente elles ne réussissent pas à transformer cette lutte en une action concrète pour la conquête du pouvoir. A cette époque la Hongrie ne possède encore ni bourgeoisie ni prolétariat développés, capables d'entraîner les masses paysannes sur le mot d'ordre de la distribution des terres dans une lutte rangée en vue d'écarter la noblesse de la direction de la révolution. Ainsi la noblesse peut trahir sans obstacles la révolution, puisqu'elle se trouve en possession du pouvoir. De cette façon, en été 1849. ce sont les forces contre-révo'utionnaires qui défendent les propriétés de la noblesse „révolutionnaire" contre les mouvements paysans, déclenchés pour la distribution des terres. Georges Spirit Le Comité de la Défense Nationale. Au mois de septembre 1848, la gauche est sortie victorieuse de la lutte engagée entre la gauche radicale et la droite encline au compromis. Le Gou\ernement Batthyány démissionna, une nouvelle tentative de Batthyány de former