Századok – 1890

GRÓF SZÉCSEN ANTAL: Elnöki megnyitó beszéde az 1890. jan. 26-án tartott közgyűlésen 97 - THALY KÁLMÁN: Konstantinápolyi újabb kutatások a Rákóczi-emigratió koráról - II. közl. 102

106 KONSTANT!NÁV'H-Yl ÚJABli KUTATÁSOK. particulière pour l'Kglise Romaine de voir de ses propres yeux ce fameux héros des protestants rentrer solennelment dans le bercail du souverain pasteur ; mais en quelque lieu qu'il fasse profession de la Religion Catho­lique, sa conversion servira toujours à abattre de plus en plus le party héré­tique en Hongrie et en Transylvanie, et elle fera même beaucoup de bien à Constantinople, non seulement parmy ses domestiques, qui suivront appa­remment la plus part son exemple, mais encore parmy les autres hérétiques et les schismatiques sujets du turc. Mr. L'Ambassadeur craint apparemment, que si la conversion du Prince vient à éclater où il est, les turcs sollicitez par les ennemis de la Religion, ne se servent de ce prétexte pour luy ôter la pension annuelle de dix à douze mille livres, qid luy est payée assez exactement par ordre de la Porte. Et c'est sans doute pour cette raison que son Excellence n'a pas jugé à propros jusqu'à présent, qu'on fit éclater cette conversion. Mais si le Prince avait quelque secours d'ailleurs, et qu'il fut en état de faire de temps à autre quelques présents aux officiers de la Porte : il se conser­verait aysément sa pension même après s'estre déclaré Catholique. Il ne faudrait pas de grosses sommes pour le contenter, et comme il est sans femme et sans enfants, et qu'il ne peut raisonnablement se promettre que peu d'anneez à vivre : les pensions qu'on luy ferait, ne seraient pas une grosse charge pour l'état, et seroient s'il me semble d'un grand mérite devant Dieu pour ceux, qui voudraient bien coopérer par là, à la conversion de ce Prince, et aux suites avantageuses qu'elle peut avoir pour la Religion. Comme c'est à la France seule qu'il s'est attaché jusqu'à présent et qu'il veut s'attacher désormais, c'est uniquement de là qu'il attend le secours, qui luy est nécessaire. Le Roy a bien des moyens de l'ayder sans toucher pour cela à ses finances ; il espère, que sa Majesté voudra bien jetter sur luy un regard de compassion, et faire connaître au publicque cette conversion lui aggrée. Ce sera sans doute pour le Prince Ragotshy et pour tout son party un nouveau motif de soutenir vigoureusement la puissante diversion, qu'ils font si à propros en notre faveur, que d'apprendre qu'on se souvient encore en France des services du Prince Tékély, et qu'on ne l'abbandonne pas dans sa disgrâce, au lieu que ces braves Hongrois seraient peutestre raffroidys dans la poursuite de leur entreprise, si l'exemple de Tékély et des siens leur donnait lieu de croire, qu'en cas que les armes ne leur soient pas favorables, il n'y a plus pour eux de ressource, que de se remettre à la discrétion des allemands ou des turcs. 2) *) Thököly gyógyithatlan mellbetegségének ekkor már elöhaladott stádiumában szenvedett. T. K. 2) E nagy diplomatiai ügyességre valló sorok a Rákóczi-mozgalmak elején Írattak, mikor XIV. Lajos a rohamosan terjedő s általa támogatott magyar diversiótól — alapos reménynyel — oly sokat várt. T. K.

Next

/
Thumbnails
Contents