Drăgan, Ioan (szerk.): Mediaevalia Transilvanica 2000 (4. évfolyam, 1-2. szám)

Cruciada Târzie

Les expéditions de Nicopolis (1396) et de Varna (1444): une comparison 49 découvrit que les troupes commandées par Bayazid étaient supérieures numériquement aux effectifs de l’armée chrétienne. A la tête de sa garde et d’un détachement de cavalerie valaque, Hunyadi chevaucha aussi dans la soirée de 9 novembre 1444 dans la direction des positions turques. Il s’approcha tellement qu’il entendit les battements du tambour qui rassemblait les escadrons orientaux. Le voïvode décida de laisser sur place les cavaliers roumains pour espionner les éventuels mouvements de l’adversaire car une attaque de nuit était à craindre85. Une fois rentré au camp il avertit ses compagnons de la position défavorable dans laquelle les forces croisées devaient affronter l’ennemi. Position de l’armée chrétienne avant la bataille. A Nicopolis Bayezid réussit à s’emparer des hauteurs qui descendent lentement vers le Danube en obligeant les chrétiens à combattre avec les arrières bloqués par le grand fleuve et par la forteresse sous le contrôle de la garnison commandée par Dogan bey. L’armée alliée ne disposait d’aucune voie de retraite vers le nord à part les navires de la flotte ancrés devant la ville assiégée. En 1444, Jean Hunyadi affronta les troupes de Murád II dans une position tactique tout à fait semblable. La gauche du camp croisé était bloquée par le lac de Devna et par des marécages qui se prolongeaient jusqu’aux murs de Varna. L’armée chrétienne devait combattre le dos à la ville et à la mer, donc toute possibilité de retraite dans cette direction lui était interdite. En face et sur la droite se trouvaient plusieurs collines connues sous le nom de Planova qui descendaient lentement vers la plage et dont les crêtes étaient contrôlées par les Ottomans. Vers le centre, flanquée par les hauteurs, l’ancienne route qui venait de Provadia en passant par le village de Kadikioi se prolongeait jusqu'à Varna. La seule ligne de retraite se trouvait semble-t-il sur la droite et passait par les collines qui bordaient la mer vers le nord. 11 s’agissait d’une région désertique qui menait dans la direction de Cavarna et de Dobroudja86 (voir les cartes tactiques de la bataille). Le dispositif de combat de l’armée ottomane. Les Turcs redoutaient fortement les charges de la chevalerie chrétienne. Les spahis étaient protégés par des côtes de mailles du type à graine d’orge renforcées avec des cuirasses en cuir ou métalliques. Ils étaient munis aussi des boucliers et des casques, la cervelière, simple calotte de fer couverte d’un capuchon de mailles, ou le capeline qui combinait une calotte ronde avec un couvre nuque de mailles, cette dernière étant le casque caractéristique des cavaleries de l’Europe de l’Est et d’Asie. 11 s’agissait d’une cavalerie lourde dans le vrai sens du terme, mais dont l’équipement était plus léger et plus vulnérable face à la chevalerie croisée bardée de fer qui attaquait toujours en rangs serrés avec une telle puissance que rien ne pouvait résister à sa force de frappe. 85 Beheim, p. 237; Anchiennes Cronicques d'Engleterre, p. 93; Minea, loc. cit.; Panaitescu - Stoicescu, p. 228. 86 B. Cvetkova, p. 26-27; G. Koehler, p. 49-51; Lot, p. 228; Inalcik, loc. cit.: “The Ottoman army forced the crusaders to a pitched battle before Varna on November 10. All passages for possible retreat of the Christian army were intercepted.”

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