Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)

3. Session / Séance. Sharing of Experience and Exchange of Staff / Partage d’Expériences et Echange des Personnes - Oldenhage, Klaus: Scope and Aims of Mobility. A German View / Portée et buts de la mobilité. Un point de vue allemand (english 279 - français 285)

3. Session/Séance: Oldenhage, Portée et buts de la mobilité. Un point de vue allmand Les différents congrès, conférences, réunions de section, commissions, comités et groupes de travail „ad hoc“, peuvent être surtout utiles aux archivistes en milieu de carrière et à ceux qui ne sont pas dans les archives nationales. Nous avons besoin de coopération à tous les niveaux et dans tous les domaines. La mobilité n’a donc pas le même sens pour tout le monde. Elle dépend, plus souvent que nous ne le souhaitons, des situations particulières. Mais cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas de recommandations à faire. 8. Quelques recommandations a) Langage Le monde archivistique n’est pas bilingue anglo-français. Il faut y inclure les ex­périences exprimées dans d’autres langues, si nous voulons vraiment profiter de ces expériences: nous avons besoin de davantage de traductions de littérature de base, et nous avons le droit d’utiliser notre propre langue dans le domaine où nous sommes experts. L’exactitude scientifique dépend de la maîtrise du langage. Je recommande, comme premier exemple, que les résultats du travail de la commission „ad hoc“ du CIA sur les normes de description soient traduits rapide­ment dans autant de langues que possible; sinon, les chances de voir les recomman­dations de cette commission acceptées et appliquées seront très minces. On peut en dire autant, mutatis mutandis, pour les questions juridiques des archives. b) Programmes d’échanges et cours de formation internationaux La responsabilité d’élaborer des programmes d’échanges et des cours de forma­tion internationaux n’incombe pas seulement à l’UNESCO, au CIA, à l’OEA, à la CEE et aux gouvernements. Pourquoi les villes, les régions, les églises, les entre­prises et tous ceux qui gèrent des archives n’en feraient-ils pas autant? Nous avons besoin de programmes d’échanges et de cours de formation différents, selon les be­soins qui sont à définir. Ensuite, nous devons fixer des priorités - „nous“: c’est à dire le CIA. c) Questions techniques archivistiques Le défi essentiell de notre génération d’archivistes - et sans nul doute, des géné­rations à venir - est la conservation materielle des documents. Dans ce domaine, il n’y a pas de barrières linguistiques. Le papier acide et les films nitrate ignorent les frontières linguistiques et politiques. Je pourrais raconter quelles difficultés nous avons éprouvées pour obtenir 5 000 DM de contribution aux études de l’Université de Manchester concernant le syndrome du vinaigre des films acétate. Il est grand temps que nous établissions un programme international pour la conservation et pour cela il faut beaucoup d’argent, plus d’argent qu’aucun pays ne peut en fournir. Le fait que ce but ne soit pas facile à atteindre ne nous donne pas, pour autant, le droit de renoncer à essayer. La mobilité, au sens exact de terme, est ce dont nous avons besoin. 290

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