Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)

3. Session / Séance. Sharing of Experience and Exchange of Staff / Partage d’Expériences et Echange des Personnes - Thibodeau, Sharon: The Pitfalls of Terminology and linguistic Barriers / Pieges de la Terminologie et Barrieres linguistiques (english 207 - français 217)

3. Session/Séance: Thibodeau, Pièges de la Terminologie et Barrières linguistiques n’avait pas entièrement réussi dans son effort pour éviter les pièges de la terminolo­gie. Bizarrement, les obstacles linguistiques les plus graves ont été reconnus par des commentateurs anglophones; ils portent sur deux termes-clefs: description et fonds. La definition de la „description“ En tant que coeur de l’effort de normalisation, le concept de description archi- vistique doit être clairement compris. Le glossaire accompagnant la „Définition des principes concernant la description archivistique“ définit ce terme à la fois comme un processus et comme le résultat des ce processus. La Définition des principes in­siste sur le fait que la description est, avant tout, une représentation des archives („documents originaux“). Tout en reconnaissant que cette représentation doit être faite à diverses étapes du cycle de vie des archives, la Définition des principes se concentre néanmoins sur une seule de ces étapes, à savoir la représentation définitive qui est faite par un archiviste „après que les documents ont été triés, sélectionnés pour conservation définitive et classés“8. Cette définition a soulevé le plus d’observations de la part des archivistes des Etats-Unis.9 Ces observations portent sur deux points importants. Le premier est que la représentation des archives ne doit pas être limitée à l’état des documents suivant leur classement définitif, mais qu’elle peut (et même doit) intervenir tôt dans leur cycle de vie, dès que les documents sont transférés au service d’archives. La seconde observation est que la description est autant une représentation de la provenance que des documents proprement dits. Par „représentation de la provenance“, les commentateurs américains ont entendu définir la collecte et la présentation de l’information sur les circonstances dans les­quelles les documents d’archives ont été créés, accumulés et utilisés: en d’autres termes, toute l’information de nature à aider les utilisateurs à comprendre la signifi­cation des documents. Dans un contexte gouvernemental, la représentation de la provenance indu l’information sur les compétences, les activités, les méthodes de travail et les pratiques d’archivage des organismes gouvernementaux. Les archivistes américains ne sont en aucune façon les seuls à reconnaître l’importance de la collecte et de l’enregistrement des Information sur la provenance des archives10. Tous ceux qui adhèrent aux principes fondamentaux de T archivistique la reconnaissent. Ce qui est spécifiquement américain, en revanche, Cette définition semble cohérente avec celle du CIA Dictionnaire de Terminologie archi­vistique. München, seconde édition 1988. 9 Les commentaires reçus par la Commission „ad hoc“, émanant de l’Association des archivistes américains (juillet 1991) et de David Bearman (août 1991), concernent l’un et l’autre ce sujet. 10 Deux archivistes européens, en particulier, ont insisté sur l’importance pour les archivistes, de comprendre et de décrire le contexte de l’origine des documents. La provenance joue un rôle essentiel dans le processus d’évaluation recommandé par Hans Booms (voir „Überlieferungsbildung: Archives-keeping as a Social and Political Activity“, dans: Archivaria 33 (hiver 1991-92), p. 25-33; et dans les processus d’évaluation et de description recommandés par Peter S i g m o n d (voir „Form, Function and Archival Value: the Use of Structure, Forms and Functions for Appraisal, Control and Reference“, dans le même volume d’Archivaria, p. 141-147. 222

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