Oszetzky Gábor szerk.: Textilipari Múzeum Évkönyve 6. 1987 (Budapest, 1987)

Adatközlések: (Endrei W., - Heckenast G:)

11. Ils sont construits en fer de fonte, d'une forme élégante, de la même hauteur que les métiers à la main ; ils se dérangent peu et prennent moins de jour. 12. Ils permettent de tisser sur le même métier, dès qu'un tissu ne bénéfice plus, tout autre tissu qui offrirait plus d'avantage, sans que l'ouvrier doive apprendre à la faire. 13. Toutes les armures employées dans le tissage à la main s'adaptant sur les métiers De Poorter, l'on peut y tisser avec autant de marches et de lames que l'exige le tissu. 14. On applique sur ces métiers avec facilité la mécanique à la Jacquart ou celle à armures. 15. Ils renferment des principes-généraux de tissage qui forment la base d'un système complet et uniforme, de tisser mécaniquement tous les tissus qu'on n'a pu produire jusqu' à présent qu'à l'aide des pieds et des mains et surtout à l'aide de l'intelligence de l'homme ouvrier. 16. Ils permettent aux fabricants de se rendre facilement compte du prix de revient de chaque pièce de tissu, parce qu'il n'entrera pas plus de matière première dans l'une que dans l'autre quand il le désire, et parce que les tissus seront exempts des défauts de tissage que l'inconstance et l'irrégularité des mouvements de l'ou­vrier ne peuvent éviter sur les métiers à la main. 17. Le tissage mécanique étant continu, l'ouvrier n'a pas besoin de s'arrêter pour repousser les lames, dérouler la chaîne, enrouler la toile et retendre les fils. Toutes les opérations successives se font mécaniquement. Quand une navette ne place pas la duite, le tissu ne s'enroule pas sur son ensouple, et aucune chlairière ne s'y fait remarquer. 18. L'usage du métier De Poorter préserve la santé du tisserand qui ne doit pas faire travailler à la fois tous ses membres, mais qui, dans une position facile, debout, en face du métier ne fait que tourner une manivelle ou barre transversale. 19. On peut immédiatement produire par ces métiers toutes les fabrications nouvelles de tissus qui nous viendraient de l'étranger. 20. Les tissus les plus forts et les plus serrés se font, comme les plus légers à un seul coup du battant. 21. On peut appliquer aux nouveaux métiers mécaniques plusieurs ensouples de chaînes, tisser à lève ou à la baisse et produire ainsi des tissus doubles, tels que deux toiles fermant le sac sans coutures. 22. A l'aide de ces métiers, la fabrication des tissus pourra être avec grand fruit exercé par les détenus des deux sexes dans les prisons de l'État dans les établisse­ments de bienfaisance. 23. Les métiers mécaniques à bras quoiqu' ils puissent être mus par la force motrice de la vapeur, ou par tout autre, permettent de conserver le travail profes­sionnel à côté du travail agricole parce qu'ils nécessiteront toujours la vue et les soins de l'ouvrier, qu'aucun moteur mécanique ne saurait supprimer. 24. Les divers concours qui ont eu lieu en France, en Belgique, en Angleterre et en Irlande ont justifié la supériorité des métiers dit De Poorter sur tous les autres métiers employés dans ces divers pays. 25. La production dépasse le double de celle des métiers ordinaires Davis 71, Montague de la Cour, à Bruxelles"

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