Petőfi gyüjtemény - B sorozat / 45-ös doboz

I.A POESIE HONGROISE 309 Dans l’ouragan oü se heurtaient les vagues l’une contre l’autre, ils étaient là tous, et serrés, le fils et son père bien-aimé. Le père tombe ; le fils alors courbé sur sa tête sanglante : « O mon père, un mot, un seul mot ? » Le père le fixe en râlant : « En avant !... » Chers trésors, que tant de poussière de tombeau n’a pu tous couvrir, •le mot se crée, môme en silence ! * On ne peut nous en empêcher. 11 erre dans le frisson des bois, Il est gravé au fond des rides, parmi les os dispersés, qui, eux, se dresseront encore s’il y a encore un : En avant ! La mémo chaleur, cet entrain qui met une main à la garde de l’épée et offre une poitrine aux balles ennemies anime les belles strophes que Kolomande Totli a consacrées à Kossuth: Alors, aussi j’ai fait la guerre, Sans en connaître la raison. J’étais un enfant de seize ans; j’allai quand môme et acclamai ton nom. Quand l’attaque sonna, je riais de plaisir; tout cela me paraissait simple ; puis, les hussards m’ont entouré et nous avons chargé en acclamant ton nom. Tout fut perdu! et je revins à la maison. Des larmes coulaient des yeux de mon père. J’ai pleuré aussi sans savoir pourquoi. Même, en pleurant, nous acclamions ton nom. Combien d’années se sont depuis lors écoulées! L’instinct s’est précisé, s’est changé en idées. Je comprends maintenant ce que c’était alors... Et maintenant aussi j’acclame ton nom. Cette page d’épopée guerrière est hautaine. Mais il y perce déjà une certaine mélancolie. Comme nous l’avons remarqué, la mélancolie est le complément de l’âme hongroise. Que la

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