Petőfi gyüjtemény - B sorozat / 45-ös doboz

306 LA NOUVELLE REVUE Souffrance ou l’amertume. Dans son œuvre variée, l’on ren­contre les. clairières où il l'ait bon laisser chanter le cœur, entre les branches des arbres qui, sous l’archet des vents, jettent aux flâneries reposées les sons de leur invisible orchestre. L’on y rencontre aussi les orages, les tourmentes et surtout cette ligne de mélancolie qui semble s’étendre par devant l’œuvre elle-même, qui évoque d’une manière pressante ces crépus­cules solitaires de l’été où le soleil couche sa lumière d’or dans les vapeurs des montagnes aux neig’cs pâlissantes. Tour à tour quelque chanson de la vieille patrie, au refrain aimé, quelque image austère et qui appelle la réflexion, quelque pensée où se reflète la pensée de nos propres poètes, — et cela forme ainsi les joyaux de la couronne qui s’ouvrage sous des mains presque divines : Berger, mon gars, pauvre bei’ger cette bourse est pleine d’or. Je t’achète ta pauvreté... En plus, donne ta bien-aimée. — Si cet argent n’était que l’arrhe et cent fois plus gros que le pourboire, si, en plus, on donnait le monde je ne vendrais cependant pas ma bien-aimée... Il n’y aurait qu’à choisir dans ces poésies où le sentiment est sincère, d’une belle pureté, plonge ses racines au fond de ce lac solitaire et toujours troublé qu’est le cœur de l’homme. Oh I dis-moi, si je meurs, feras-tu à mon corps un linceul de tes larmes ? Ou, pourras-tu quitter pour un nouvel.amour Le nom que tu portais, ce nom qui est le mien ? Komocsy est, par excellence, le poète des baisers et des ivresses. Il ignore ces vaines ambitions qui minent l’homme et, plus que les dissipations et les erreurs de sentiment, le corrom­pent et l’avilissent. A quoi bon les honneurs que dispensent d’autres hommes, nos inférieurs peut-être, par l'intelligence et l’honnêteté f Et. n’est-co pas un titre de fierté de s’élever au-

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