Petőfi gyüjtemény - B sorozat / 4-es doboz

3 Le C a b a r e t. Un petit cabaret s’ouvre au bout du village, Son dos touche au Samoche, et s’il ne faisait noir, II pourrait dans son eau se mirer du rivage, Aussi bien que dans un miroir. Mais Fobscurité vient, tout se tait,tout sommeille. La nacelle est muette et s’amarre au pilier, La nuit se fait partout, seul, le cabaret veille Et continue á. babiller. Instrumens etdanseurs font trembler lachaumiere, Le Zibalmoche frappe en rude travailleur, Les garcons vont criant: „fleur d’or, belle hóteliére! „Monte du vin et du meilleur. „Vieux comme mon grand-pcre et chaud comme ma belle, „Plus fort, bohémien! tu deviens négligent: „Dansons, quand je devrais, aprés la ritournelle, „Rester sans jouffle et sans argent.“ Le bruit va redoublant: on frappe ä la fenetre. — Le seigneur s’est couché de bonne heure aujourd’ hui, II veut dormir, silence! — „Au diable soit le mäitre! „Et son serviteur avec lui! „Plus fort, bohémien, et si l’argent s’ épui&e, „N’en sois point inquiet, car’ tu n’y perdras rien; „Pour danser, je vendrai tout jusqu’ ä ma chemise’, „Plus fort, plus fort bohémien!“ Une seconde fois, on, frappe a la fenetre; . . . — Dieu vous bénisse, dit une voix tristement: Mais ma mére est bien mal, et vouspourriez peut­étre, Vous amuser moins bruyaminent. Personne ne répond, mais la musique cesse, Les verres sont vidés, plus de chants plus de cris. On souhaite tout bas le bonsoir ä l’hotesse, Et chacun rentre en son logis. Dumas Sándor.

Next

/
Thumbnails
Contents