Folia Theologica 10. (1999)
Jozef Krzywda: La famille - l'Eglise familiale en tant que postulat et conséquence de l'alliance matrimoniale
70 J. KRZYWDA mariage qui est le „lieu” permettant un dévouement dans toute sa vérité, c’est-à-dire, par l’union de l’amour entre les mariés qui est l’effet d’un choix libre et conscient et par lequel l’homme et la femme acceptent l’union intérieure de la vie et de l’amour projeté par Dieu lui-même13. 2. La Famille - l’Eglise familiale - l’expression de l’union accomplie de l’homme avec Dieu. La constitution dogmatique de l’Eglise rappelle que la famille provient du mariage chrétien. C’est là que naissent les nouveaux citoyens de la société humaine. Par la grâce du Saint-Esprit et par le baptême, ils deviennent fils de Dieu, afin que le Peuple de Dieu existe dans les siècles des siècles14. Dans ce contexte il faut souligner l’expression de la règle exprimée par la constitution pastorale sur l’Eglise. Par sa nature, l’institution du mariage et l’amour matrimonial sont orientés vers la naissance et l’éducation de la progéniture15, dans laquelle elle trouve son épanouissement et son couronnement16. Par l’acte de procréation, les conjoints prennent sur eux le plus grand et le plus digne des devoirs donnés par Dieu à l’homme: ils deviennent co-créateurs d’une nouvelle vie. Grâce à la mise au monde des enfants, leur rôle s’élargit: ils prennent le rôle des coopérants de Dieu à travers leur rôle de parents. De cette façon, comme on peut le lire dans l’Adhortation papale, en se donnant l’un à l’autre, ils donnent naissance à une nouvelle réalité, à l’enfant, qui est l’image vivante de leur amour et, plus encore, l’image durable de leur union conjugale ainsi que la synthèse vivante et inséparable de leur paternité et de leur maternité17. Ce nouveau titre de paternité et de maternité vis-à-vis de l’enfant créé représente évidemment une responsabilité particulière pour les deux époux. Pour être réalisée pleinement et fructueusement, cette 13 Ibidem. 14 Cf. Concilium Vat. II, Const. Dogm. de Ecclesia, Lumen gentium, nil: AAS 57 (1965), 16. 15 Cf. Gaudium et spes, 48. 16 Ibidem, n. 50. 17 Cf. FC, n.14.