Folia Theologica 1. (1990)

Ferenc Szabó: Pázmány théologien

PÁZMÁNY THÉOLOGIEN 55 G. de Valencia est donc le maître de Pázmány, surtout dans l’analyse de la foi, notamment dans l’interprétation de la resolutio fidei. Le théologien espagnol affirmait que nous pouvons, par un seul et même acte concret de l’esprit, embrasser le motif naturel de l’evidence expérimentale et le motif surnaturel de la foi; et nous le pouvons aussi par deux actes différents simultanés. On sait qu’il y eut différentes tentatives pour résoudre l’apparent „cercle vicieux” dans la resolutio fidei, donc pour sauver le caractère surnaturel de la foi (per se et propter se creditur), et en même temps c’est la tendance chez Valentia et Pázmány — le rationabile obsequium de la foi (signes et motifs de crédibilité). Pázmány accepte le raisonnement et la position de Valentia, qui est peut-être celle de Suarez19 ,,Ratio, ob quam post praedictam voluntatem (resolutio ex motivis credibilitatis) credit intellectus”... „est prima Veritas revelans, credo enim v.g. Trinitatem, quia Deus revelavit, factam vero esse revelationem a Deo, non per aliam revelationem cognosco, sed per se et proter se credo, obscure, adiutus auxilio gratiae et hic sisto.” (00 IV 424.) Pázmány se réfère ici expressément à Valentia. Liberté et grâce dans l’acte de foi Avant de continuer notre analyse et d’éclairer le caractère surnaturel de la foi, le rapport entre la grâce et la liberté, nous faisons ici un petit excursus, mais qui est important pour tout ce qui suit. Pázmány (00 IV 259-271) en traitant du péché, éclaire le rapport entre la Cause première et les causes secondes; il interprète Saint Thomas (S.Th. I 105, 5,1; SCG III 70). Il veut éviter l’opinion de Baflez sur la praemotio physica, donc montrer que Dieu n’est pas cause du mal (péché). Pázmány nous fournit donc une métaphysique du libre arbitre en accord avec la providence divine, comme le fait d’ailleurs Grégoire de Valencia. L’homme, sous l’influence de la grâce se convertit librement, se détermine lui-même activement à tel ou tel choix, pour ou contre le mouvement de la grâce prévenante ou du concours divin 19. Ibid. pp. 146-154. Cf. ŐRY, Suarez in Rom, in: Zeitschrift für Kath. Theol. 82 (1959) 133-162; E.G. MORI, Il motivo della fede da Gaetano a Suarez, 1953, pp. 156 sq.

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