Szekessy Vilmos (szerk.): A Magyar Természettudományi Múzeum évkönyve 59. (Budapest 1967)

Csepreghy-Meznerics, I.: La faune burdigalienne d'Ipolytarnóc (Hongrie)

à l'étage chattien, juste à l'époque quand T. SZÁLAI avait prouvé l'âge aquitanien (1924), c'est NOSZKY lui-même qui nous en donne l'explication. Jl déclare qu'il fallait trouver même dans notre pays des couches pour remplir la notion «aquitanien» de contenu. NOSZKY sen. a rempli cet étage de gisements terrestres. Pour cette raison les gisements marins devenaient chattiens. La faune de Csapásvölgy d'un caractère de «l'horizon d'Eggenburg» fut traitée par NOSZKY plutôt comme l'analogie du faciès. Plus tard, c'est moi qui avais fait allusion (1953, p. 41) à l'âge de la faune marine de cette localité, quand après l'examen des débris de Pectens (Pecten hornensis DEP. & ROM., Chlamys holgeri GEINITZ, Chlamys gigas SCHLOTTH.) j'ai constaté, sur la base des Pectens que la faune et les gisements d'Ipolytarnóc appartiennent à l'étage burdigalien. Ainsi à la base des Mollusques la question de l'âge des gisements n'est pas encore éclaircie: sont-ils chattiens, (aquitaniens) ou bien burdigaliens ? Etant donné que les gisements marins sont en connexion étroite avec les autres gisements fossilifères du terrain («grès à l'empreintes de pas de Vertébrés», tuf rhyolitique), il faut tenir compte aussi des constatations y relatives. Comme nous le verrons, la détermination d'âge donnée à la base des empreintes de pas de Vertébrés, des empreintes de plantes et des Eoraminifères, n'est pas unanime. La cause en est qu'il existe deux opinions différentes concernant la série de sédimentation dTpolyrarnóc. Selon la première les gisements de l'affleurement représentent deux étages différents, tandis que selon l'autre opinion, le profil entier est la production d'une sédi­mentation. Les rechereches au début du siècle n'ont pas encore touché cette question, car celles-ci se rapportaient pour la plupart à un gisement particulier. Ainsi le «grès à l'empreinte de pas de Vertébrés» fut classé par J. BÖCKH (1900) à la limite du méditerranéen inférieur et supérieur, H. BÖCKH (1909) l'a placé à l'Oligocène supérieur, A. KOCH (1904) le rangea à la limite supérieure du médirerranéen inférieur, enfin I. GAÁL (1905) dans la partie inférieure du méditerranéen supérieur, sans qu'ils eurent fait une allusion directe à la connexion de la série entière. En ce qui concerne la succession des diverses couches du terrain, nous en trouvons les dates dans les publications de A. KOCH (1903), J. NOSZKY (1917 — 19, 1928), L. BARTKÓ (1940); elles diffèrent sensiblement l'une de l'autre. Les conditions actuelles ne sont pas favorables à la constatation de la succession exacte des couches. Quant à la limite chronologique dos différents gisements, J. NOSZKY sen. a tracé déjà dans sa première publication (1917 — 19) la limite à l'intérieur des couches marines, puis il l'a placée au toit des sédiments marins, pour mieux dire au mur du «grés á l'em­preintes de pas de Vertébrés» (1924), NOSZKY a soutenu cette opinion jusqu'au bout. De même, Z. SCHRÉTER (1919, 1929), L FERENCZI (1936—38), HORUSITZKY (1941) et SZENTES (1943) ont placé les couches marines dans deux étages différents, sinon pas directement sur la base du profil d'Ipolytarnóc, plutôt par la parallélisation avec d'autres territoires. Mais ces auteurs — contrairement à NOSZKY — ont rangé les gisements terrestres (en partie aussi les gisements marins, p. e. SCHRÉTER 1929) à l'étage burdigalien et les gise­ments marins à l'étage aquitanien. Z. SCHRÉTER dans son étude (1939, parue en 1941) a considéré les gisements, s'éten­dant du «grès à dents de Sélaciens» jusqu'au tuf rhyolitique, comme la production d'un seul cycle de sédimentation et par analogie avec la faune du Bassin e.A.de Vienne, il les plaça à l'étage burdigalien. L. BARTKÓ, comme géologue en chef de Salgótarján, s'occupait durant des années de la stratigraphie des gisements du bassin de Salgótarján. Dans son rapport de 1948 (paru en 1952), ainsi que dans son colloque tenu à la Société Géologique en 1950, il a fait la même constatation au point de vue diastrophique, c'est-à-dire que la série d'Ipolytarnóc est la production d'un seul cycle de sédimentation; en conséquence les gisements terrestres et les couches marines ne peuvent pas être séparés. Cependant il a considéré la série à partir du «grès à dents de Sélaciens» jusqu'au tuf à rhyolit comme oligocène supérieur. La question n'est pas encore résolue, est-ce que l'âge de la série soit l'Oligocène supérieur (=chattien), comme les publications de BARTKÓ (1948, 1950, conférence), de MAJZON (1950), de VADÁSZ (1953); «aquitanien», comme KRETZOI (1950), enfin burdi­galien, comme SCHRÉTER (1939), VADÁSZ (1953, 1960), CSEPREGHY—MEZNERICS (1953, 1955, 1962) le supposent. Ni la faune marine, ni les résultats des nouvelles recherches, faites en 1950 et les publications y relatives n'ont pas donné une réponse définitive concernant l'âge des gisements, non plus les recherches paléontologiques des Vertébrés des plantes et giques des Foraminifères.

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