Boros István (szerk.): A Magyar Természettudományi Múzeum évkönyve 6. (Budapest 1955)
Wenger, S.: Szentes-Kaján népvándorláskori népességének embertani típusai (VII-VII szd.)
ité et la prépondérance de ce groupe, ainsi que sa distinction. (IX e tableau). Il faut y ajouter que ce groupe n'excelle pas seulement en sa homogénéité, mais se distingue aussi par sa proportion numérique (52%), fait décisif en ce qui concerne la composition ethnique de la population de Szentes—Kaján. Outre ce groupe brachyerâne prépondérant et significatif, les groupes suivants sont encore représentés — naturellement en proportions numériques plus faibles — : Nordique (21%) : ovoïde, curvoccipitale, dolicho-mésocrâne, chamae-orthocrâne, tapeinocrâne, eurymétope, léptoprosope, leptène, mésoconque, mésorhinien (Ile planche). Dinarique-nordique (15%) : formes intermédiaires entre les deux groupes précédents — les traits évoquent d'une part les caractères dinariques, présentant en même temps les trait typiquement nordiques, ainsi que : sphéno-ovoïde, modérément curvoccipitale, dos du nez un peu convexe, mésocrâne, ortho-hypsicrâne, métriocrâne, eurymétope, léptoprosope, leptène, hypsiquonque, chamaerhinien, (Ile planche). Proto-européen (Cro-Magnonoïde) (18%) : quelques traits morphologiques répondent à ceux du type nordique, mais ce qui l'en sépare nettement, c'est l'ensemble de caractères évoquant le type Cro-Magnon du paléolithique supérieur, et notamment : la face large, les gonions saillants, et les grandes orbites angulaires et basses. Caractéristiques du type : ovoïde, curvoccipitale, dolichocrâne, hypsicrâne, métrio-arcrocrâne, métrio-eurymétope, euryprosope, mesène, méso-chamaeconque, méso-chamaerhinien (III e planche). Le type méditerranéen n'est représenté dans la composition ethnique de cette population que dans un seul cas (2%) montrant un relief de crâne peu marqué, et sa gracilité répond au type dit méditerranéen gracile ; il est mésocrâne, orthocrâne-hypsicrâne — métriocrâne, sténométope, mesêne, hypsiconque, léptorhinien (IVe planche). Les traits caractérisant le type mongolien ont été également observé sur un seul sujet (2%). Bienque ce crâne soit très défectueux, ne possédant que la partie faciale, les traits mongoliens caractéristiques s'y présentent nettement. Cette face est large, aplatie et la racine du nez y est également toute plate. Après avoir précisé la composition ethnique de la population du cimetière traité, l'auteur passe à une autre question ; notamment, quelle soit la place qu'elle doit occuper dans l'ordre des cimetières des temps avars de la Hongrie, ensuite il envisage l'adaption de cette population aux problèmes ethnogénétiques de l'époque des grandes invasions. D'après le classement des cimetières avars de Bartucz, ce cimetière-ci appartient plutôt au III« groupe, étant donné que les traits caractéristiques à la race mongolienne y font presque parfaitement défaut, contrairement, ce sont surtout les traits caractéristiques des types européens qui dominent cette population, et notamment : une brachyeranie prépondérante (dinarique) se présentant en une supériorité numérique encore jamais vue, sur tous les autres cimetières de la Hongrie, provenant de l'époque avare. Le matériel de certain cimetière de cette époque — comme par exemple celui de Mosonszentjános — lequel marque, pour ainsi dire, un caractère purement mongolien ; celui d'Öskü — dont j'ai obtenu des communications verbales de M. le professeur Malan, qui a affirmé que le caractère du matériel anthropologique y est également mongolien ; le matériel osseux du cimetière -de Jutas présente un mélange nordique-méditerranéen-est-baltique- alpin ; ensuite les découvertes anthropologiques du comitat Fehér — d'abord celles d'Előszállás— Öreghegy à traits européens (est-baltique — tauride) et mongolien ; ensuite celles de Előszállás—Bajcsihegy, étant est-baltiques-mongoliennes ; enfin les restes osseux du cimetière de Cece, provenant de la même époque, ayant plutôt le caractère racial mongolien — ne peuvent entrer en ligne de compte pour être comparésau matériel anthropologique du cimetière de Szentes—Kaján, à cause de sa composition ethnique différente de ce dernier. La situation en est la même pour les découvertes des temps avars des cimetières de Győr et de Kőrösladány, où l'on aperçoit à peine un petit reflet du caractère dinarique sur certains crânes, mais même ces quelques traits s'effacent devant la prépondérance des marques mongoliennes. Le grand cimetière d'Alattyán—Tulát — ses tombes ayant une proportion numérique très considérable — présente parmi ses restes osseux des petits groupes peu nombreux (nordique — proto-européen — méditerraéen) que l'on retrouve aussi à Szentes—Kaján — mais le type brachyerâne — dinarique, prédominant à Szentes—Kaján, n'y existe pas. Parcontre le cimetière de l'époque avar de Jánoshida—Tótkérpuszta est en corrélation étroite avec celui d'Alattyán—Tulát, comme le prouve la forte concordance des données métriques et morphologiques, la présence des mêmes types parmi les restes osseux des deux cimetières, ainsi que la distinction nette de ces types. Ces deux cimetières présentent les mêmes éléments anthropologiques et les mêmes types mélangés. Mais selon les circonstances mentionnées cidessus, la population de SzentesKaján n'est pas à comparer non plus à celle de Jánoshida—Tótkérpuszta. Enfin, après avoir choisi parmi le matériel de restes humains du cimetière de Áporkaiürbó'puszta les 12 crânes dont l'état de conservation nous a permis une analyse typologique, il est à constater que c'est une matière de composition très mélangée, notamment : dinarique (33%), méditerranéen