Boros István (szerk.): A Magyar Természettudományi Múzeum évkönyve 3. (Budapest 1953)

Dely, O. G.: Examen systématique et osteo-biometrique de la Rana arvalis Nilss. et de la var. wolterstorffi Fejérváry

et le regio gularis sont habituellement immaculés. Ce dernier est parfois garni d'une marbrure grisâtre, souvent interrompu par une bande mediale blanche. \ La face ventrale et la partie pectorale sont habituellement immaculées. Mais il arrive, que la région pectorale, et parfois — j'en ai trouvés moi-même — la face ventrale est aussi marbrée. Selon mon avis, les oxyrhines — la Rana arvalis et la Rana arvalis wolterstorffi — sont à diviser à quatres groupes : • 1. Forme striée (»var. striata«). Pourvue d'une large bande claire s'allongeant sur la face dorsale depuis le bout du museau à l'anus, relevée de chaque côté par une strie rougâtre ou brune, tandis que les cordons glandulaires sont piquetées de points brun-foncés, ou noirâtres. 2. Forme maculée (»var. maculata«). La bande dorsale fait défaut, à sa place de grandes taches plus ou moins étendues ornent la teinte du fond. 3. Forme pointillée ou tachetée. Tels exemplaires ont été mentionné par B oui eng ír (1898) et aussi par G. F e j é r v á r y (1919). La bande dorsale fait plutôt défaut— la face dorsale est piquetée de tous petits points noirs, comme de la graine du pavot, cé pointillage se mêlant çà et là, formant de grandes taches noires, irrégulières. 4. Forme de couleur unie. La partie dorsale est d'un beige brunâtre uni. Entre les cordons glanduleux en forme de V inverse, de petits dessins vermiculaires, lesquels sont parfois absents, mais l'exemplaire évoque pourtant la forme de la Rana dalmatina. On retrouve fréquemment ces quatres formes de coloration dans le même milieu, souvent, l'une de ces formations dominant les autres. Les trois Grenouilles brunes voisines se discernent par les marques suivantes : La Grenouille oxyrhine est un animal typique de la plaine. Elle favorise les zones d'inondations, les prairies traversées par de fossés de dérivations, ou maréca­geuses, ou conservant des eaux retenues. Elle préfère encore les terrains à nappe d'eau superficielle, les tourbières moussues, les rives marécageuses, couvertes de carex, ou les roselières. Elle ne se tient jamais dans l'eau, toujours seulement auprès des eaux. Nous savons, que la Rana arvalis, la Rana ridibanda Pali., et la Bombina bombina vivent ensemble, comme M é h e 1 y (1901) et aussi d'autres auteurs l'ont observés. La constatation de .M é h e i y, notamment, que la présen­^ cede la Rana ridibunda et de la Bombina bombina nous permet toujours la certi­tude de la présence de la Rana arvalis, ne s'avère pas dans tous les cas. Pendant mes recueilles, j'ai constaté bien des fois le contraire, ce qu'on ne peut pás tou­jours porter au compte de la malchance du collecteur. Mes observations présentes se portent sur les Rana arvalis wolterstorffi existant dans notre pays, sans m'étendre sur les Grenouilles oxyrhines typiques. Hélas je ne connais l'habitat de ces dernières que par description, mais, adoptant la conception de Mme Fejérváry, (1921), je crois bien qu'il concorde avec celui de notre nouvelle sous-espèce. Nous ne pouvons pas nous faire une idée nette de la distribution géographique de la Grenouille oxyrhine n'ayant pas de données suffisantes jusqu'à présent. La Rana arvalis figurait jusqu'à 1880 comme Rana temporar ia, ou comme une variété de celle-ci. 11 va de soi, que parmi les données de distributions géographiques concernant \aRana temporaria, une bonne partie doit se rapporter sur \aRana arvalis. Les derniers 30 ans' ont grandement contribués à la notion de la distribution géo­graphique de cette espèce, en ayant fait des recherches approfondies en ce sens. Autrefois on a considéré la Grenouille oxyrhine comme espèce exclusivement boréale, plus tard Boulenger, (1898,) M é h e 1 y (1892), et W o 11 e r s t o r f f (1890) l'ont déclaré espèce orientale. Actuellement sa présence en Europe est connu sur les territoires suivants : dans le U. R. S. S. la Grenouille oxyrhine se rencontre encore au 65. degré latitudinal, on la trouve dans les régions méridionales de la Scandinavie, dans la Pologne, et en Allemagne, où le Rhin barre sa répartition vers l'occident, mais on la signale encore de la Danemark, de la Belgique, de la 16 Természettudományi Évkönyv 1952 — 9926 \ 241

Next

/
Thumbnails
Contents