Csornay Boldizsár - Dobos Zsuzsa - Varga Ágota - Zakariás János szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 100. (Budapest, 2004)

NAGY, ISTVÁN: Une stele magique de la Collection Égyptienne

amulettes populaires au Nouvel Empire, un type de monument mérite particuliè­rement notre attention. Il s'agit de stèles sur lesquelles est figuré un jeune dieu triomphant des animaux dangereux. 49 C'est "Shed le sauveur" qui terrasse les ani­maux malfaisants du désert et des eaux. 50 Les cippes d'Horus sont issus de ces stèles représentant le dieu Shed. 51 La fi­gure centrale sur ces cippes est Horus, fils post mortem d'Osiris. 52 Piqué par un scorpion, il fut guéri par le dieu Thot et il est devenu lui-même "sauveur". 53 Il est figuré nu, ce qui souligne encore la faiblesse de l'enfant orphelin. 54 L'efficacité de la protection magique contre les animaux malfaisants, que l'on attendait de lui, résidait justement dans cette nudité inspirant de la pitié. 55 Il maîtrise, à mains nues, les animaux représentant un danger permanent. 56 Le masque surmontant l'enfant Horus évoque la figure difforme du dieu Bès: un gnome au masque grotesque, au corps trapu et aux jambes à demi fléchies lais­sant apparaître une queue animale tombant jusqu'au sol. 57 Cette divinité d'aspect effrayant, dont l'ancêtre fut probablement le démon Aha ("le combattant") figuré 49 Kákosy, op.cit. 1999 (n. 15), pp. 12-13; Sternberg-el Hotabi, op. cit. (n. 2), pp. 21-38. 50 G. Loukianoff, Le dieu Ched. L'évolution de son culte dans l'ancienne Egypte, BIE 13 (1930-31), pp. 67-84. J. Berlandini, Bès en aurige dans le char du dieu-Sauveur, in Clarysse - Schoors ­Willems, op.cit. 1998 (n. 15), pp. 31-47, pis. 1-8. 51 Sternberg-el Hotabi, op. cit. 1999 (n. 2), pp. 39-70; Kákosy, op. cit. 1999 (n. 15), p. 11; Koenig, op. cit. 1994 (n. 48), pp. 100-107. 52 Stèle Metternich, lignes 168-169; Cf. Plutarque, Isis et Osiris, 38. 53 Stèle Metternich, lignes 89-125, 169-202. Cf. Diodore, I, 25. Les Textes des Pyramides font déjà allusion à ce pouvoir magique du dieu: "La sandale d'Horus foule le serpent-n/n, le serpent-tt/ii' du jeune enfant Horus (avec) son doigt dans sa bouche": Sethe, op. cit. 1908 (n. 46) § 663 b-c. Cf. Kákosy, op. cit. 1999 (n. 15), p. 11. 54 Sternberg-el Hotabi, op. cit. 1999 (n. 2), p. 14; Kákosy, op. cit. 1970 (n. 1), p. 165. 55 E. Brunner-Traut, Altägyptische Mythen im "Physiologus", in Geliebte Mythen, Darmstadt 1981, pp. 96-99. 5h Cette interprétation généralement admise n'est pas partagée par tout le monde. Selon certaines opinions, les animaux empoignés par Horus sont effectivement l'illustration des différentes ma­nifestations (baou) de ce dieu. Ils ne seraient donc pas néfastes (séthiens) mais devraient plutôt être considérés comme des armes divines (sur le principe similia similibus curantur). Cf. Ritner, op. cit. 1989 (n. 14), pp. 111-112; J.Quaegebeur, Divinités égyptiennes sur des animaux dangereux, m L'animal, l'homme, le dieu dans le Proche-Orient ancien, Les cahiers de CEPOA 2, Leuven 1985, pp. 131-143; id., "Horo sui coccodrilli". Elementi per une interpretatione nouva, in La Magia in Egitto ai Tempi dei Faraoni, éd. A. Roccati, - A. Siliotti, Milano 1987, p. 187. A ce propos, Koenig fait remarquer: "... on peut se demander si pour un Égyptien le fait que les dieux représentés puis­sent à la fois être des génies émissaires et des manifestations du dieu, était vraiment contradic­toire". - op. cit. 1994 (n. 48), p. 126. 57 H. Bonnet, Reallexikon der äg. Religionsgeschichte, Bonn 1952, pp. 101-109; H. Altenmüller, in LÄ (n. 2), I, (1975), cols. 720-724.

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