Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 88-89.(Budapest, 1998)
NYERGES, ÉVA: Un portrait inédit de Jean Ranc: L'infant Philippe
Les radioscopies faites au musée - et celles de la tête en particulier - nous permettent de saisir la méthode de travail adopté par Ranc pour ses portraits (fig. 33). De l'avis de J. J. Luna, il n'existe qu'une seule esquisse de Ranc représentant l'infant Philippe, sur laquelle, datée de 1725-1726, le maître a aussi ébauché un petit chien. Bien que les traits du visage ne recoupent pas parfaitement dans tous les détails ceux du portrait de Budapest, les radioscopies nous inclinent cependant à y voir un seul et même modèle (fig. 34). Sur celles-ci, en effet, la première couche de peinture du tracé des lèvres présente une bouche plus grande, plus vigoureuse et plus arquée, ce qui rapproche le portrait de Budapest de l'étude conservée au Prado. 34. Jean Ranc : Étude représentant l'Infant Philippe Par le rendu à la fois minutieux et un petit chien. Madrid, Museo del Prado et virtuose des matières, par les carnations aux tons de porcelaine, par les contrastes vifs en couleur, par la peinture délicate du manteau bleu et le modelé rose pâle du visage poudré, et en particulier par la traduction des dispositions psychiques de l'enfant, ce portrait jusqu'à présent inconnu de Ranc se range parmi les meilleures œuvres de l'artiste. Nous ne saurions que reprendre à notre compte cette phrase concise du Diccionario de Ceán Bermúdez: « Además de la puntual semejanza de sus retratos, fué muy gracioso en las tintas y tenia un colorido fresco y pastoso pintándolos con estilo suave y desecho. » 24 (A côté de leur ressemblance précise, ses portraits valent aussi par la fraîcheur du coloris, leur peinture empâtée, et le style suave et léger de l'artiste.) ÉVA NYERGES Traduit par László Sújtó 24 Bermúdez, C, Diccionario historico, Madrid 1800, vol. IV, p. 160.