Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 88-89.(Budapest, 1998)
PÓCS, DÁNIEL: Giovanni Battista Naldini: Les Trois Grâces avec Amour. Un maniériste florentin sur la trace de Botticelli, Raphaël, Borghini
aussi à la glorification des noces des Médicis avec cette différence qu'au lieu d'Hyménée et d'autres personnages allégoriques on y voyait représentés des mariages dynastiques, ayant eu lieu plus tôt, ainsi que l'arrivée de Christine de Lorraine en Italie. Au centre se dressait la figure de Catherine de Médicis, grand'mère de Christine, entourée d'autres ancêtres du grand-duc. 78 A propos du culte voué à Catherine de Médicis, il convient de souligner qu'elle figurait généralement au centre des représentations de ce type. Ainsi la présence de sa statue au sommet de la fontaine de Ponceau lors de la procession nuptiale d'Elisabeth de Habsbourg en 1571 à Paris se justifie par le fait qu'elle était la mère du fiancé, Charles IX. Sous la figure de la reine mère, on aperçoit précisément les Trois Grâces (fig. 27). 79 Celles-ci n'apparaissent cependant pas parmi les décors montés en 1589 devant le Palazzo Ricasoli. 80 Le fait est d'autant plus curieux que, selon le témoignage des sources, la quasi-totalité des entrées nuptiales des grands-ducs de Florence et des dynasties françaises en faisaient étalage. 81 D'habitude, l'iconographie de l'apparat leur accorde une place centrale en tant que symbole des ancêtres communs et de la réunion des deux dynasties concernées. Il n'est peut-être pas hardi donc de supposer en l'occurrence que les Trois Grâces avec Amour sont étroitement associées aux grandioses festivités de mariage des Médicis. Les attributs de Mercure et de Vénus entre les mains de 27. La fontaine de Ponceau à Paris, en 1571, gravure sur cuivre 78 La suite d'estampes consacrées à la cérémonie sont publiées par Daddi Giovanozzi, V., Di alcune incisioni dell'Apparato per le Nozze di Ferdinando de' Medici e Cristina di Lorena, Rivista d'Arte 22 (1940) pp. 85-100. 79 Bryant, op.cit. pp. 147-149, fig.24. 80 Description détaillée de la cérémonie de mariage du 30 avril 1589 avec les pièces du décor: Gualterotti, R., Descrizione del Regale apparato per le Nozze Delia Serenissima Madame Cristina da Lorena..., Firenze 1589. Comme je n'ai pas pu consulter le texte original, je m'en suis référé à l'énumération de Bertela-Tofani, pp. 69-70; Sur les tableaux conservés du décor dressé devant le Palazzo Ricasoli v. les photos de Philippe, M., Portrait éphémère et théâtre mémoire dans les Entrées florentines (1565-1589), in // ritratto e la memoria - Matériau 2, Roma 1993, pp. 285-333. Nous ne saurions oublier le fait qu'en 1589 Naldini, en proie à sa maladie, n'avait pu terminer toutes les peintures commandées et destinées au Palazzo Ricasoli; pour la dernière il avait fait appel à l'aide de son élève. 81 Durant la deuxième moitié du siècle, il y avait encore une entrée nuptiale à Florence à l'occasion du deuxième mariage de François I er de' Médicis. De cet événement de 1579 c'est également Gualterotti qui rendit