Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 88-89.(Budapest, 1998)

BENCZE, ÁGNES: Terres cuites de Medma

mais c'est une variante plus simple, exécutée sans doute par un artisan moins talen­tueux. 14 La qualité de l'argile de ces deux terres cuites de Medma rend leur origine évidente, leur style et leur type iconographique les lient, par contre, à un territoire plus vaste, à l'ensemble des ateliers de Locres Epizéphyrienne et de ses subcolonies, Medma et Hipponion. Bien que les relations (concernant au moins les VI-V ème siècles av. J.-C.) entre Locres et ses subcolonies soient claires d'après la tradition littéraire antique, 15 à partir des données archéologiques, ce n'est que dans les derniers temps que commence à se dessiner l'image d'un koiné artistique et religieux reliant ces trois sites. 16 Ce sont les dépôts votifs des sanctuaires qui constituent à Medma ainsi qu'à Hipponion, les trou­vailles archéologiques les plus importantes, et dont la portée était indiscutable même dans leur métropole; l'influence de Locres sur les terres cuites de Medma dans la se­conde moitié du VI eme siècle av. J.-C, a déjà été analysée par Orsi. 17 Cependant dans la production des terres cuites votives, ce sont surtout les années 485-450 av. J.-C qui marquent une époque glorieuse tant de point de vue de la qualité, que de la quantité; et les trouvailles de cette période fleurissante de la coroplathie représentent un style et une typologie unitaires dans les trois villes. Toutefois, le rôle exact de chacune de ces villes dans la création des types et des variantes de style des ex voto en terre cuite n'est pas tout à fait clair. D'une part, il est logique de songer, avant tout, au rôle déterminant de Locres, d'autre part, il est habi­tuel de nommer les types de terres cuites votives d'après les lieux de découverte les plus importants. Ainsi, par exemple, les plaquettes de terre cuite décorées en relief {pinakes ) sont liées, avant tout, au célèbre sanctuaire locrien de Persephone découvert sur la colline de la Manella, mais il n'est pas tout à fait exact de parler, dans tous les cas, de « pinakes locriennes » : on a découvert à Medma tout comme à Hipponion des statuettes qui sont à classer, par leurs types, parmi celles de Locres; elles ont été, dans la plupart des cas, exécutées de l'argile locrienne, quelques-unes, au contraire, sont en argile locale. Il est désormais manifeste, dans le cas de Hipponion, que les pinakes du « style locrien » ne sont pas toujours du « type locrien »: dans les subcolonies on a trouvé des exemplaires qui montrent des variantes iconographiques locales, différen­tes par conséquent de celles de Locres. 18 Les trouvailles de Francavilla en Sicile nuan­cent encore cette image: à côté des importations locriennes, d'autres pièces faites en argile locale ont été découvertes, elles suivent les types locriens ou bien représentent des sujets originaux; il s'agit donc des pièces d'un atelier de pinakes qu'on peut voir indépendant de Locres. 19 14 Herdejürgen, op. cit. pp. 78-79, n u B 12-14. 15 Musti, D., in Locri Epizefiri. Atti Taranto 16 (1976), Napoli 1977, pp. 108-120; Settis, S., Fonti letterarie per la storia e la topográfia di Medma, Athenaeum 43 (1965) pp. 111-141. 16 Lattanzi, E., et al. (réds.), Santuari délia Magna Grecia in Calabria, Napoli 1996. Pour les études sur Locres et ses subcolonies v. pp. 19-177. 17 Orsi, op. cit, passim. 18 Parra, M. C, Pinakes di Hipponion, AnnPisa XIX 2 (1989) pp. 559-565.; Lattanzi et al. (réds.), op. cit, pp. 98., 142-143. 19 Spigo U., Nuovi contributi alio studio di forme e tipi délia coroplastica délie città greche délia Sicilia Ionica e délie Calabria Méridionale in Lo Stretto, crocevia di culture, Atti Taranto 26 (1986), Napoli 1987, pp. 277-335, surtout pp. 313-329.

Next

/
Thumbnails
Contents