Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 87. (Budapest, 1997)
ACTUALITÉS DU MUSÉE - MÚZEUMI HÍREK - SZILÁGYI, JÁNOS GYÖRGY: La nouvelle exposition permanente de la collection des Antiquités
locale s'est maintenu jusqu'à nos jours. Un moule en forme de tête de bélier, avec au dos la signature du maître indigène en caractères grecs, nous rapelle que pas plus que dans la production des autres ateliers grecs de l'Italie du Sud, dans celui de Tarente non plus il n'y a de ligne de séparation rigide entre les ouvrages des maîtres grecs et nongrecs. Au mur on voit la scène de bataille bien connue provenant de Lecce, un des reliefs historiques les plus anciens en Italie. Une vitrine renferme les monuments de différentes cultures italiques de la Campanie au Latium et à l'Ombrie, avec quelques pièces sortant d'ateliers de Rome du IV e et III e siècle, et, en premier lieu une figure d'homme en bronze, exécutée peut-être au Latium dans les IX e - VIII e siècles. La collection des objets relevant de la civilisation étrusque s'ouvre sur un support de vase exécutée dans la seconde moitié du VIII e siècle probablement par un maître grec immigré. Parmi les objets remontant à la période précoce il faut signaler en particulier deux grands vases en argile ornés de frises zoomorphes, remontant aux années 700; l'un d'eux constitue un dépôt, tandis que l'autre est un précieux cadeau offert lors de l'ouverture de l'exposition par un mécène hongrois résidant à l'étranger; les deux objets ont été exécutés à une période de la peinture de vase étrusque dont l'importance n'a été reconnue dans toute son ampleur que dans les dernières décennies. De la période suivante de la céramique dominée par les imitations étrusques des vases corinthiennes les ateliers de Vulci et celles de Tarquinies sont représentés chacun par l'ouvrage d'un maître eminent. La céramique de bucchero, le représentant le plus caractéristique des potiers étrusques, est illustrée par les produits de presque chaque atelier et chaque technique, encore que les pièces elles-mêmes ne soient pas vraiment remarquables. La collection comprend deux vases exécutés par le peintre de Micali, un des maîtres étrusques les plus importants du dernier tiers du VI e siècle, dans sa période mûre; en ce qui concerne le matériel du V e siècle on relève les ornaments figuratifs en bronze bien connus, mis au jour à Dürkheim près du Rhin, ainsi que des figures votives en bronze, une tête de Minerve en terre cuite grandeur nature et un style en bronze d'une grande rareté se terminant en une figure d'éphèbe. La pièce la plus importante de l'art étrusque tardif (IV e - II e siècles) est une nouvelle acquisition: un oïnochoe à figures rouges, orné à l'aide de quatre techniques différentes; dans la première moitié du XIX e siècle il se trouvait dans une collection privée anglaise et considéré comme un faux, il fut mis au rancart. Ce n'est que les recherches récentes qui ont fourni la preuve de son authenticité, et ont démontré qu'il datait de la période précoce de la peinture de vase étrusque à figures rouges. La technique « à peinture superposée », préférée antérieurement dans les ateliers étrusques, est représentée à l'exposition par une hydrie de groupe de Praxias dénommé ainsi d'après un vase muni de signature. Des pièces caractéristiques de l'art étrusque tardif sont, en dehors des statuettes votives en bronze, encore les miroirs en bronze ornés au revers d'un dessin gravé. Quelques pièces intéressantes en sont exposées dans la dernière vitrine étrusque, en compagnie des terres cuites architecturales et votives; la série se termine par un récipient cosmétique en bronze en forme de tête féminine, avec à côté sa réplique moderne. Le buste d'une statue de Niobide, grandeur nature provient de l'antique Capoue (auj. S. Maria Capua Vetere) où elle faisait partie d'un groupe en terre cuite du fronton d'un temple non encore mis au jour. Il s'agit d'une œuvre remarquable de la sculpture du début de l'hellénisme en Campanie, fidèle aux traditions étrusques. Les urnes cinéraires de Chiusi, ornées de reliefs mythologiques du II e et du I er siècle représentent un type largement répandu. Plus intéressante