Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 87. (Budapest, 1997)

ACTUALITÉS DU MUSÉE - MÚZEUMI HÍREK - SZILÁGYI, JÁNOS GYÖRGY: La nouvelle exposition permanente de la collection des Antiquités

fondation du département - la riche collection d'objets de l'Egypte gréco-romaine. La reconstruction complète actuellement en cours du Musée une fois achevée, ces objets dont le nombre n'a cessé d'augmenter depuis, seront exposés dans la salle VI attenante. A l'heure actuelle cet ensemble n'est pas visible. Dans la salle Von présente donc, au lieu de cette collection, l'art des provinces romaines; la place destinée aux arts d'Italie préromaine s'est accrue de 50% environ. Ni la forme des salles ni les vitrines existantes n'ont pu être modifiées. L'exposition suit, comme avant, le principe chronologique auquel on trouve de plus en plus à redire. Toutefois a-t-on essayé d'aller à rencontre de ce caractère d'illustration des manuels d'histoire, notamment de deux manières. L'une en est la disposition, à côté d'objets authentiques, de faux et de copies modernes, tout en indiquant - bien entendu par la couleur et le texte des inscriptions - leur provenance différente. L'objectif était double: d'une part les visiteurs peuvent se rendre compte par eux-mêmes combien forte était l'impact et l'inspiration de certaines œuvres, au point d'agir encore de nos jours, d'autre part la comparaison des œuvres antiques et de leurs copies modernes - comparaison qu'un visiteur intéressé ne manquera certainement pas de faire - permet d'observer les différences de qualité et de style, et invite à déployer une activité visuelle individuelle. L'autre innovation est censée diriger l'attention du visiteur sur les mécènes, les dona­teurs et les spécialistes décédés de la collection : en effet, leurs portraits se trouvent accrochés aux murs des salles accompagnés d'une brève indication des mérites qui leur ont valu de figurer dans cette galerie de portraits. Le papier brun des copies photo­graphiques renvoie également au message essentiel de la nouvelle conception de l'ex­position : sous la forme actuelle elle est le résultat de l'enthousiasme des amateurs de l'art sortis des couches les plus diverses de la société - du négociant en blés à l'archi­duc - des deux cents ans écoulés de l'histoire de la Hongrie. Derrière les objets et groupes d'objets on entrevoit des vies humaines. Il y a toutefois davantage que ces innovations extérieures: les changements dûs aux nouvelles conditions historiques, les possibilités d'achats modestes mais méthodiques, la naissance progressive d'une nouvelle couche de mécènes, l'intérêt témoigné à l'ex­position par les Hongrois émigrés, et non en dernier lieu les travaux scientifiques pour­suivis dans les dépôts et ailleurs, ont abouti au renouvellement de l'ensemble de l'ex­position. Dans la salle I qui abrite des objets à partir des débuts jusqu'au milieu du V e siècle avant J.-C. on relève parmi des ouvrages de Chypre des outils de bronze tombés dans l'oubli, qui furent achetés à la fin du XIX e siècle à Max Ohnefalsch Richter, mais la majorité en sort des fouilles effectuées en 1879 par Henri Layard sur la demande du comte Ferenc Zichy, diplomate hongrois à Constantinople (fig. 41). Aux objets d'art préhélléniques, dont des idoles cycladiques en marbre acquis anté­rieurement, sont venues s'ajouter des idoles en argile néolithiques récemment définies par des dates calibrées et une série d'idoles en forme de violon en marbre d'Anatolie. La collection plutôt modeste des objets de l'art minoen et mycénien s'est enrichie d'une série de veilleuses votives de Théra récemment identifiées, d'un sarcophage à décor linéaire crétois tardif et d'un récipient exécuté dans la dernière période de la céramique mycénienne; ce dernier voisinant avec des vases proto-géométriques athé­niens illustre l'époque de l'histoire de l'art pendant laquelle l'art mycénien est devenu géométrique. Dans les vitrines suivantes les objets sont présentés selon les principaux

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