Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 87. (Budapest, 1997)

PAPP, KATALIN: Edouard von Engert: Le Couronnement de François-Joseph Ier a Buda en 1867

celui des rois, et il se déroula selon un rituel similaire mais non identique. 9 Dans la vie d'Elisabeth, ce fut l'unique instant où elle prit une part active dans la politique d'actua­lité. C'est pour la remercier de son « intercession » déjà mentionnée que les organisa­teurs de la cérémonie, en premier lieu le comte Gyula Andrassy, décidèrent de lui réserver cet honneur. La naissance du mythe de la reine Elisabeth, protectrice bien­veillante du peuple hongrois, date de cette époque. 10 Après le succès de la Bataille de Zenta, vers le printemps 1867, la Cour chargea Engerth de l'exécution d'un autre tableau consacré à cet événement prestigieux." Ce­lui-ci fixe l'instant où « ...le Premier ministre, remplaçant le palatin à cette dignité, s'installe devant l'autel et, agitant bien haut sa toque à plume, s'exclame d'une voix éclatante : Vive le roi ! - et soudain, des milliers de plumes flottent dans l'air et des milliers de voix lui font écho... » 12 Le lieu du couronnement, l'actuelle église Mathias, fut somptueusement orné d'après les descriptions d'époque. « Dans le sanctuaire agrandi, l'autel principal res­plendissait d'or, de magnifiques tapis pen­daient sur les murs, et les gigantesques co­lonnes sur lesquelles repose l'édifice courbé par l'âge, étaient habillées de soie pourpre moirée pour masquer la couleur grise du granit, des guirlandes de lierre couraient le long des nefs, et l'effet de tout cela était joliment rehaussé par les éten­dards... » 13 Le roi était vêtu d'un uniforme hon­grois de général, sa femme d'une robe de soie blanche. La tête d'Elisabeth était ceinte d'une couronne décorée de dia­mants et d'une coiffe à la hongroise. La jupe richement brodée de fil d'argent et de motifs à fleur, le corset orné de volets de velours noir et de perles blanches sui­vait les anciennes traditions hongroises. 14 Au moment de son couronnement, Elisa­beth, âgée de 28 ans, fut considérée com­me la plus belle reine d'Europe (fig. 35). 35. Edouard von Engerth : Le couronnement de François-Joseph I er à Buda en 1867. Détail. Budapest, Musée des Beaux-Arts 9 Le sacre incomba à l'archevêque d'Esztergom, mais c'est l'évêque de Veszprém qui toucha l'épaule de la reine avec la sainte couronne, et son chancelier qui lui posa la couronne domestique sur la tête. 10 Hamann, B., Erzsébet királyné, Budapest 1992. {La reine Elisabeth. En allemand: Elisabeth, Wien­München 1982). 11 Boetticher, F., Malerwerke des Neunzehnten Jahrhunderts 1, Dresden 1898, p. 272. 12 Vasárnapi Úság (Journal du Dimanche), Pest 1867, p. 350. 13 Politikai Újdonságok (Nouveautés politiques), Pest 1867, p. 284. 14 Elisabeth, Königin von Ungarn, Cat. Eisenstadt 1991, Wien-Köln-Weimar, p. 166.

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