Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 87. (Budapest, 1997)

KOVÁCS, IMRE: Contribution a l'iconographie d'un buste féminin par Matteo Civitale

27. Matteo Civitale : La Vierge en prière. Localisation inconnue Des traces de peinture bleue apparaissant ici et là, en particulier au revers du buste, permettent de conclure à la couleur ini­tiale de ce manteau. 2 C'est en observant, entre autres, « le sentimentalisme rêveur et la forte passi­vité dans l'expression du visage, ainsi que la simplicité un peu lourde, le provincia­lisme des formes » que Jolán Balogh a at­tribué l'œuvre à Matteo Civitale. 3 Sur la base des analogies invoquées - la Madonna délia tosse de la Sainte Trinité de Lucques, laFidese ou le buste féminin du Museo Nazionale de Florence et le Gabriel du Metropolitan Museum de New York - elle avait situé, certes, avec préci­sion la place de la terre cuite de Budapest dans l'œuvre de Civitale, mais son étude laisse percevoir quelques incertitudes quant à la détermination iconographique. Dans son texte, l'auteur la désigne sous le terme de buste féminin, tandis que la lé­gende de l'illustration emploie la désigna­tion de buste d'une sainte (?) Dans le catalogue raisonné du musée, Jolán Balogh applique déjà à notre statue l'éti­quette « buste d'une sainte » sans point d'interrogation, 4 comme le faisaient avant elle Schubring 3 et Meiler. 6 Quant à Peregriny, il avait encore préféré classer 2 Je tiens à remercier ici János Eisler, conservateur en chef du Département des Sculptures Anciennes, pour m'avoir autorisé à étudier de près la statue et pour ses informations fournies sur le sujet. 3 Balogh, J., Tanulmányok a Szépművészeti Múzeum Régi Szoborgyüjteményében (Etudes dans la Collection des Statues Anciennes du Musée des Beaux-Arts), Az Országos Magyar Szépművészeti Múzeum Évkönyvei (Annales du Musée hongrois des Beaux-Arts), Budapest 1940, 9 (1937-1939) pp. 24-25. Matteo Civitale v. Schubring, R, Die italienische Plastik des Quattrocento, Potsdam 1924, pp. 160-162 ; Seymour, C, Sculpture in Italy 1400 to 1500, London 1966, pp. 168-169. 4 Balogh, op.cit. (n.l). G. Aggházy, M., Olasz és spanyol mesterek szobrai (Sculptures de maîtres italiens et espagnols). Budapest, 1977, p. 22, a également retenu cette catégorie. 5 Schubring, P., Italienische Renaissanceplastik in Budapest, Zeitschrift für Bildende Kunst 25 (1913­1914) p. 95, pensait qu'il s'agissait d'une œuvre issue de l'atelier des Robbia. 6 Melier, S., A közép- és újabbkori szobrászati gyűjtemény (La collection de sculptures d'époque médiévale et récente), Musée National des Beaux-Arts, Budapest 1921, p. 17, l'a attribué à un maître siennois. 7 Peregriny, L, Az Országos Magyar Szépművészeti Múzeum állagai ( L'actif du Musée national hongrois des Beaux-Arts), partie III, cahier 3, Budapest 1915, p. 23, école de Florence.

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