Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 86. (Budapest, 1997)
ACTUALITÉS DU MUSÉE-MÚZEUMI HÍREK - NAGY, ISTVÁN: La nouvelle exposition des Antiquités Égyptiennes
En 1983, dix-neuf ans après la campagne de Nubie, les collaborateurs de la Chaire d'Egyptologie de l'Université de Budapest ont commencé leur mission de fouilles dans la tombe de Djéhoutimès à Thèbes (TT 32). Depuis, les campagnes, dirigées par le professeur László Kákosy, se succèdent dans la tombe de ce haut fonctionnaire de Ramsès II. Un échantillon d'objets découverts par la mission illustre l'histoire plusieurs fois millénaire de ce monument funéraire. Plusieurs vitrines sont consacrées à des thèmes spécifiques. Des animaux momifiés et leurs radiographies servent d'illustrations pour le culte des animaux sacrés à la Basse époque. La momie d'un grand crocodile fut achetée au milieu du siècle dernier par le comte József Maj láth qui l'a offerte au Musée National en 1854. Les différentes formes d'écriture sont présentées par des documents variés: papyrus, ostracons, fragments de parois, amulettes, etc. Une momie d'Osiris «végétant», des étiquettes de momie, des statuettes en pierre et en bois aident à se faire une idée des cultes funéraires à l'époque tardive. Les vitrines rangées à droite de l'entrée suivent l'ordre chronologique dans la présentation des objets. Les vases cylindriques d'époque gerzéenne sont des acquisitions relativement récentes de même que l'une des stèles de la Première Période Intermédiaire illustrant le «provincialisme» du style artistique de l'époque. Les figurines de servants datées de la même période ont fait originellement partie de différentes «équipes» d'ouvriers déposées dans les tombes. Une de ces pièces fut conservée, pendant un certain temps, dans la collection privée du célèbre psychanalyste autrichien Sigmund Freud. Les bras de la statuette d'envoûtement en terre cuite, au profil de «bec d'oiseau», sont ligotés dans le dos pour qu'il ne puisse faire du mal aux vivants ni aux morts. Parmi les pièces récemment acquises, on notera encore le cercueil en bois peint de la dame Kayt du Moyen Empire. Parmi les stèles funéraires de la même époque, celle représentant Séhotépib et sa famille fut exécutée dans le style du «relief dans le creux». La tête d'un buste en basalte, ayant probablement fait partie d'une statue assise, est coiffée du némès orné d'un uraeus, diadème caractéristique des pharaons. D'après sont style, la pièce représente vraisemblablement un roi de la 13 ème Dynastie. La visite de la deuxième salle commence par l'exposition des monuments du Nouvel Empire. La grande stèle en grès rosâtre cristallisé fut érigée à la mémoire de Néferhâout commandant de la garde du corps du pharaon Thoutmosis III, le «Napoléon égyptien». Dans le cintre, le roi présente des offrandes à Amon-Rê-roi-des-dieux (Amonrasonther) dont la gloire est exaltée par l'hymne que l'on peut lire dans le registre inférieur. Les arts mineurs sont représentés, à côté des nombreuses statuettes funéraires (ouchebtis) en «faïence égyptienne», par une riche collection d'objets de toilette, de colliers et d'amulettes utilisés largement par les anciennes Egyptiennes (fig. 46). Un scarabée en calcaire porte une inscription vantant la prouesse du pharaon Amenhotep III au cours des chasses aux lions. La tête d'un jeune homme, fragment d'une statue en calcaire, est l'une des pièces les plus remarquables de notre Collection. Le visage transfiguré, au sourire doux, est encadré harmonieusement par une double perruque soigneusement exécutée. Le fragment de la statue d'une jeune fille, en grès cristallisé, témoigne de la même perfection. La jeune fille tenant l'emblème de la déesse Hathor est vêtue d'une robe de lin fin plissée. En dépit de la lourde perruque faite de longues mèches frisées se terminant par de petites tresses verticales torsadées, la composition