Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 86. (Budapest, 1997)

VADAS, FERENC: Schickedanz au Musée des Beaux-Arts

fectua progressivement et sans aucun plan unifié. En établissant les projets pour le Musée des Beaux-Arts, Schickedanz dût aussi prendre en considération le pendant d'en face d'une masse nettement inférieure, le Palais d'Art, ce qui ne lui réussit qu'en partie. 14 Devant les deux étages de l'aile néo-Renaissance de la pinacothèque, il plaça un avant-corps classicisant sans étage, afin d'éviter - par l'élévation graduelle de la masse du bâtiment - le déséquilibre de la place. De l'avant-corps émerge l'élément central, le portique disposé dans l'axe de symétrie du musée, derrière lequel se trou­vent le hall d'entrée puis le Hall de Marbre, faisant fonction de salle d'honneur. Dans son prolongement, déjà au milieu de l'aile réservée aux tableaux, se situent le Hall Renaissance et, perpendiculairement à lui, les Halls Roman et Baroque, occupant toute la hauteur de l'édifice. 15 Au centre du musée, il y a donc une suite d'espaces grandio­ses en forme de T. Le Hall Roman (à gauche) ne pouvant pas être pris en compte - et la pinacothèque étant occupée - il a fallu disposer le matériel de l'exposition Sckickedanz dans les vastes espaces en L, formés par les Halls de Marbre, Renaissance et Baroque, espaces complètement inadaptés à la présentation de tableaux ou de dessins architectu­raux. Cette contrainte a porté en germe le risque d'un échec - au cas où les documents exposées allaient se perdre dans l'espace surdimensionné, et si l'attention des visiteurs est détournée par l'architecture des halls. Grâce à l'arrangement virtuose de Krisztina Jerger, les craintes se sont avérées sans fondement. Selon sa conception, les objets ont été regroupés de manière inégale et au mépris de l'ordre strictement chronologique du catalogue (figs. 40—43). Le principe d'utilisation des halls a varié en fonction des buts recherchés. Celui du milieu appelé Renaissance est resté vide, devenant lui-même un objet d'exposition à part. Pour mieux mettre en relief l'architecture du balcon du premier étage, la créatrice de la présenta­tion visuelle a fait installer des miroirs sur des tables à dessin, propres à en refléter l'image. Les plus beaux tableaux et mobiliers de Schickedanz étaient groupés dans le Hall de Marbe y conduisant, le remplissant complètement, mais d'une disposition aé­rée tout de même. Dans le Hall Baroque, formant le pied du L, s'entassaient les docu­ments attestant son activité d'architecte, projets et photos d'archives en quantité énorme. En guise de contraste avec les deux espaces précédents, Krisztina Jerger a assumé consciemment l'encombrement, faute de quoi la majeure partie du matériel aurait dû être éliminé. Elle a tapissé complètement les murs tout autour, ainsi que les cloisons du milieu. Les dessins étaient étroitement serrés les uns contre les autres en plusieurs rangs sans espace entre eux, aussi bien que leurs inscriptions n'ont pu être posées qu'à un niveau inhabituellement bas. Au lieu d'être disposés par ordre chronologique, ils ont été classés par thèmes, ce qui a permis de présenter d'une part les principaux do­14 A ce sujet voir l'étude d'Eszter Gábor dans le catalogue, p.44. 15 Les Halls appelés Dorique et Ionique de dimension nettement moindre se trouvent dans les parties de l'édifice imitant un temple antique, et formant les angles de l'avant-corps.

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