Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 86. (Budapest, 1997)

GÁBOR, ESZTER: Monuments du Millénaire pour le passé et pour l'avenir: Albert Schickedanz 1846-1915

Arts décoratifs, nous avons retrouvé sans difficulté le cabinet et le coffre de György Rath (Cat.Sch. B.2 etB.3). Le trône de Konstantin Schuster, évêque de Vác, se dresse également et toujours à l'endroit original sous le dais encastré, lui aussi créé par Schickedanz. Nous n'osions même pas envisager le déplacement de ce siège prestigieux dont seul un modeste dessin figurait à l'exposition et quelques photos récentes dans le catalogue (Cat.Sch. B.27). Faute d'avoir réussi à localiser le trône de Roman Kézmárszky, chanoine de Szepeshely (Spisska Kapitula, actuellement en Slovaquie), nous avons dû nous con­tenter d'exposer et de publier dans le catalogue une photo d'époque trouvée dans le legs, en espérant que nous pourrons le retrouver un jour. (Curieusement, nous n'avons découvert aucun dessin ou ébauche tracé en vue de ce trône : Cat.Sch. B.16). Nulle photo d'époque n'est parvenue à nous de l'ameublement du cabinet de travail du comte Jenő Zichy, l'une des sensations de l'Exposition nationale de 1885, loué par la presse spécialisée tout au long de la manifestation et même après. Nous ignorons de même où étaient installés par la suite ces meubles. Probablement au château de Magaslak-Elesd (à proximité de Nagyvárad auj. Oradea en Roumanie) dans la pro­priété du commanditaire. Aux visiteurs de l'exposition nous avons présenté un fin dessin de l'intérieur mis en perspective et l'ébauche du projet pour le lambris (Cat. Sch. B.10- B.15). La présentation de l'activité de Schickedanz, comme architecte de ponts, aurait pu accroître l'intérêt de l'exposition. Nous avons projeté en effet de montrer au grand public les dessins d'un pont routier - celui de Szeged - ayant réellement vu le jour mais détruit entre-temps - ainsi qu'une série de dessins de concours relatifs aux ponts de la place Eskü (auj. Erzsébet-híd : Pont Elisabeth) et de la place Vámház (auj. Szabadság-híd : Pont de la Liberté), si la chance nous avait souri. Le dépouillement des documents conservés aux Archives Nationales, aux archives de Szeged et au Musée des Transports n'a rien donné. Nous devions nous contenter de quelques tracés, feuilles de plans photocopiées et publications d'époque appartenant au legs de Schickedanz. Nous n'avions pas davantage de chance avec les vues perspectives peintes à l'aqua­relle, représentant le pont routier de Szeged. Pour pouvoir exposer l'exemplaire con­servé au Musée d'Orsay de Paris l'argent nécessaire à la couverture des frais d'assu­rance et de transport nous a manqué. Nous avions également connaissance d'un autre exemplaire à Budapest répertorié en 1975 par le Musée des Beaux-Arts, que son proprié­taire n'était pas en mesure de retrouver, peut-être parce qu'il l'avait vendu sans autorisa­tion à l'étranger. Un troisième exemplaire de dimension moindre, inséré dans l'album d'honneur de Lajos Tisza à Szeged, s'est avéré également introuvable (Cat.Sch. 9). L'activité picturale d'Albert Schickedanz n'était pas totalement ignorée en son temps, ou bien, pour être plus précis, dans les milieux professionnels on connaissait son goût et son talent pour la peinture, mais ses œuvres dont très peu sont conservées dans les collections des musées n'étaient pas présentées à des expositions de musées. Les cata­logues de la Société Hongroise des Beaux-Arts montrent tout l'éventail de cette acti­vité déployée, dans différents genres. Ses portraits et paysages le rangent parmi les artistes traditionnels de Salon où seul son sens de la mesure le hausse quelque peu au­dessus de la moyenne. Il s'est spécialisé dans la représentation des vues de villes. Pourtant les recherches menées ont révélé que, contrairement à ce que l'on croyait plus

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