Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 86. (Budapest, 1997)

CZÉRE, ANDREA: Deux nouveaux paysages de Pier Francesco Cittadini

25. Pier Francesco Cittadini : L'arbre de sainte Emérence, 1650. Budapest, Musée des Beaux-Arts feuilles d'arbre disposées en touffes légères sont également indiquées par de rapides traits de plume tracés en toutes directions, parfois proches du parallèle, qui s'agencent selon la même structure. Les figures de la Sainte Famille au repos ressemblent aux saints assis sur la frondaison de Budapest. Le lavis enlevé du dessin de Stuttgart, qui ne suit qu'approximativement les contours, évoque la manière de Pier Francesco Mola, pareillement à la feuille de Budapest, considérée au XIX e siècle comme étant de la main de l'artiste italien en question. 25 On peut définir plus exactement le sujet du dessin: L'arbre de sainte Emérence, et sa date d'exécution: vers 1650, lors du séjour romain de Cittadini, et cela en se fondant sur un document de paiement établi en mai 1651 à l'ordre de Gaspar Dughet en échange d'une scène de sa série de fresques romaines peintes de 1647 à 1651, dont le dessin montre un détail copié par Cittadini. 26 Selon des sources fiables, à partir de juin 1650, ce dernier travaillait déjà à Sassuolo dans la villa d'Estense en qualité de peintre de fleurs et de fruits aux côtés de l'artiste d'origine française de la famille, Jean Boulan­ger, également élève de Reni. 27 Il en découle qu'à cette époque-là, la scène en question 25 Selon le témoignage des inscriptions, il figure dans les collections de Friedrich Gauermann (1807­1862) et d'István Delhaes (1843-1901) comme l'œuvre de Mola. Les affinités du dessin avec le style de Mola peuvent être mesurées en le comparant aux dessins suivants de l'artiste : Cat. Pier Francesco Mola 1612-1666, Lugano 1989, n os 111.70 et III. 102. 26 Bandes, S.J., Gaspard Dughet and San Martino ai Monti, Storia dell'Arte, pp. 26-28 (1976) 49, n.14. 27 Roio, loc.cit. p. 166, n. 20.

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