Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 82. (Budapest, 1995)

NAGY, ISTVÁN: Statue naophore du prince héritier Chéchonq, Grand Pretre de Ptah

Ces querelles ont fait souvent obstacle à la poursuite des travaux. Le 12 février 1852, le Consul général écrit à Mariette qu'il pourra reprendre les travaux de fouilles. 30 Celui-ci commence la campagne le 15 février dans les Petits Souterrains et s'attend à des résultats importants. 31 Le 20 mars 1852, une commission est arrivée aux lieux mais elle ne s'intéressait qu'aux monuments découverts antérieurement que Mariette a voulu expédier en France. 32 Le 2 juin, une liste provisoire fut dressée sur les objets découverts depuis le mois de février: "... ces objets sont la propriété du gouvernement égyptien qui exige maintenant la remise. ... M. Bonnefoy 33 a livré à peu près ce qu'il a voulu." 34 Pour l'historique de notre monument, la date de novembre est particulièrement importante: "... Au mois de novembre 1852, j'aurai à livrer au gouvernement égyptien une nouvelle série de monuments découverts... . Désormais le gouvernement égyptien se montrera conciliant. De tout ce que je découvre chaque jour, on ne réclamera plus rien et la confiscation des monuments sera comme si elle n'existait pas. Jusqu'au mois de septembre 1854, époque de mon retour en France, les fouilles du Sérapéum ne seront donc plus interrompues." 35 La statue du prince Chéchonq a dû donc être découverte au cours des fouilles dans les Petits Souterrains entre le 15 février et le 15 mars 1852. Dans son rapport publié en 1857, il en fait mention: "... une statue du Sérapéum, représentant notre prince Scheschonk, nous apprend qu'il fut le fils d'une reine Kéromama, inconnue jusqu'ici." 36 Il renvoie à la planche 23 où on voit cependant non pas notre statue naophore mais une statue-bloc représentant un gouverneur de Memphis nommé Houï. 37 Les causes de cette erreur ne sont pas connues. D'après les données dont nous disposons, la statue découverte par Mariette en février-mars 1852 a dû être livrée, avec d'autres objets, au gouvernement égyptien au mois de juin ou de novembre de cette même année. Le trajet que ce monument a parcouru entre le Caire et Budapest ne fut pas moins intéressant que les conditions de sa découverte. 38 ISTVÁN NAGY Traduit par l'auteur ™ Op.cit. (1882) p. 56. 31 Op.cit. (1882) p. 56. V Op.cit. (1882) p. 65. 33 II était le secrétaire de Mariette, cf. op.cit. (1882) p. 42. 34 Op.cit. (1882) p. 69-70. * 5 Op.cit. (1882) p. 71. 36 Op.cit. (1857) p. 18, cf. op.cit. (1882) p. 159. 37 La statue fut remise au Musée du Louvre, cf. Pierrct, P., Musée du Louvre, Catalogue de la Salle Historique de la Galerie Égyptienne, Paris 1873, p. 16-17, n° 27 (n° d'inv.: N 519); PM III 2 , p. 785. 38 La statue fut offerte au Musée national de Hongrie en 1862 par György Sipos, ancien combattant de la Guerre d'Indépendance de 1848-49 contre la Dynastie des Habsbourg. Devant la répression des vainqueurs, il a dû s'enfuir à l'étranger. Après de nombreuses péripéties, il a trouvé asile dans l'Empire ottoman. Pendant plusieurs années, il était le jardinier de Fouad-Pacha, une des figures marquantes de la vie politique de l'époque qui a accompli plusieurs missions en Egypte, où il devait acquérir la statue naophore, peut-être comme un cadeau de la part du vice-roi d'Egypte. Pour récompenser son jardinier de ses services, Fouad a offert probablement ce monument à György Sipos qui, de sa part, en a fait don à la nation hongroise. Je dois ces informations à mon collègue M. Péter Gaboda qui publiera dans ce Bulletin une étude sur Sipos et ses camarades réfugiés à l'étranger après la chute de la Guerre d'Indépendance de 1848-49.

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