Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 79. (Budapest, 1993)

CZÉRE ANDREA: Valentin Lefebre dans la sphere d'attraction des arts vénitien et romain

Beaux-Arts de Paris. A collationner le dessin de Lefèbre sur l'étude de Titien, l'on remarque clairement que la manière graphique du premier, privilégiant les formes cernées de contours, diffère radi­calement de celle propre à la tradition vénitienne qui dessine par taches. Dans son œuvre à lui, Lefèbre a minutieuse­ment élaboré les détails grossiers du des­sin conformément aux exigences et à la tradition de la technique d'estampage. Etant donné que nous connaissons la date de parution de la série d'œuvres graphiques, il nous est possible d'en dé­duire l'année d'exécution du dessin. Se­lon toute vraisemblance, celle-ci ne devait être ultérieure à 1680. L'esquisse d'un tableau d'autel, va­riante d'un des dessins conservés aux 19. Valentin Lefèbre : Offices de Florence, qui avait auparavant Les archanges sauvant les âmes du purgatoire. fi & dang j a co lj ection du Musée des Florence, Musée des Offices, collection Home D Beaux-Arts de Budapest comme 1 œuvre d'un artiste flamand anonyme du XVII e siècle a été attribuée à Lefèbre par Teréz Gerszi (figs. 17-18). 46 Les différences de composition relevées dans le cas des ébauches de Florence et de Budapest témoignent des tentatives renouvelées de l'artiste consistant à faire alterner des motifs en image inversée. La manière graphique employée — des con­tours fermes et grossiers à la représentation schématique des détails, telles les mains, en passant par le lavis appliqué par taches régulières — est commune aux deux œuvres aux dimensions pratiquement identiques. L'esquisse représentant la Madone et son enfant en compagnie de Dieu le Père, du Saint-Esprit et des anges a pour sujet la supplication des âmes de purgatoire et l'intercession de la Madone en leur faveur. Des versions Lefèbre brodant sur ce thème, fort en vogue aux temps de la Contre-Réforme, 47 subsiste une troisième dans la collection Horne, conservée aux Offices de Florence en tant que dépôt. Le dessin qui représente des anges sauvant des âmes du purgatoire figura dans la collection comme œuvre de Carlo Maratta (fig. 19), 48 mais fut exécuté, à en juger par son style, de la main de Lefèbre. La composition peut-être inscrite dans une forme ovale et fut probablement un projet de décoration pour un autel ; elle suit 46 Musée des Beaux-Arts, Budapest, n° d'inv. : 1430. Plume, encre brune, lavis brun, traces d'esquisse au crayon noir, 335 x 167 mm. Prov. : Collection Esterházy (comme Maarten de Vos). Non publié. 47 Mâle, E., L'art religieux après le Concile de Trente, Paris 1932, pp. 58-65 ; Pigler, op. cit. (n. 24) I pp. 543-547. 48 Collection Horne, Florence, n° d'inv. : 5915. Plume, encre brune, lavis brun, 226 x 180 mm. Inscription ancienne : C. Maratta.

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