Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 75. (Budapest, 1991)
CIFKA, BRIGITTA: Tableau de porcelaine d'Anton Schaller
tableau sur porcelaine. On y voit finement tracé au crayon le quadrillage qui lui a servi d'aide à l'exécution de la copie (fig. 45). Contrairement à ses dessins où les tons se font valoir, sur ce dessin il s'applique minutieusement à porter toute son attention sur les lignes, il omet les ombres, de même que la représentation des rapports d'espace, il évite tout effet qu'il aura à résoudre par des couleurs. On se demande s'il a utilisé une pochade. Aucune feuille en couleur n'existe parmi les dessins de son legs. Pour s'aider il s'est sans doute servi du mezzo-tinto riche en nuances de V. Kininger faite d'après la peinture originale et publié en 1804 par le Kunst und industrie Comptoir de Vienne. Rien ne prouve mieux la grande popularité de l'œuvre de Füger, La mort de Virginie, que le fait que l'éditeur, au bout de deux ans, a fait rééditer la feuille gravée par J. P. Pichler. 11 Ce mezzo-tinto de faible qualité trahissant des imprécisions de la copie, n'a aucun rapport avec l'ouvrage de Schaller. 12 La Virginie de Schaller est un exemple digne d'attention de la production précoce de tableaux de la manufacture de porcelaine de Vienne. Cet exemple fut suivi dans les décennies suivantes par de magnifiques natures mortes de Joseph Nigg, représentant des fleurs, en même temps apparaissaient d'insignifiants tableaux de vues et de genre sur porcelaine vendus à meilleur marché, 13 et plus rentables pour la manufacture. BRIGITTA CIFKA Traduit par Judit Moll 11 Les deux mezzo-tintos se trouvent dans la collection de l'Albertina. 12 Le dessin de J. P. Pichlcr ayant servi à son mezzo-tinto est passé dans la collection de dessins de la Galerie Nationale de Berlin. Thieme Becker, op. cit. (n. 6) XXVI. Leipzig 1932, p. 587. 13 Les produits les plus chers de la manufacture furent à l'époque les tableaux sur porcelaine. Concernant les tableaux de Schaller nous savons que « certains sont passés à Herzog Albert von Sachsen-Tcschcn, c'est-à-dire à d'autres princes». Wurzbach, op. cit. (n. 5) p. 93.