Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 75. (Budapest, 1991)
CIFKA, BRIGITTA: Tableau de porcelaine d'Anton Schaller
sous le vernis — mais en janvier 1801 il est ajuste titre considéré comme premier parmi les peintres de figures qui créent des compositions autonomes. En 1807 il tombe malade. A partir de cette date il ne reste aucune preuve de son activité de peintre sur porcelaine bien que la manufacture l'ait régulièrement subventionné jusqu'en automne 1818 et l'ait maintenu dans son emploi jusqu'en 1826. De 1819 jusqu'à sa mort il enseigna à l'Académie en tant que correcteur au cours de dessin élémentaire, puis, à partir de 1831, comme professeur d'anatomie à l'École de sculpture. Des documents nous révèlent aussi sa carrière de peintre d'histoire : entre 1816 et 1824 ses œuvres furent présentées à des expositions et «ses grands tableaux se trouvent à l'autel de différentes églises d'Autriche». 5 Quelques-uns des objets qu'il décora lorsqu'il fut employé à la manufacture sont passés à des musées ou sont connus comme pièces appartenant à des collections privées." Selon mes connaissances, ses copies de tableaux sur porcelaine ont disparu ou ne sont pas localisées, excepté celle mentionnée plus haut, alors que nous savons bien qu'il a exécuté six œuvres de cette nature. Le « Livre des peintres » de la manufacture est conservé et l'on y trouve mentionnée, dès les premières annotations concernant janvier 1801, la comptabilité continue et intégrale de la paye des maîtres de figures. Ce «Livre» nous apprend quels travaux Schaller y exécuta, les dates de leur exécution ainsi que les sommes payées pour chacun de ses ouvrages. 7 En juillet 1805 il touche pour la première fois un acompte pour un « tableau», ce fut la copie du portrait d'Hélène Fourment (Die Pälzchen) de Rubens. Son œuvre suivante fut la réduction de la Jeune fille à la fourrure de Titien. Chacun de ces deux tableaux lui coûta deux mois de travail et il toucha 100 forints pour chacun. En maijuin 1806 il exécuta un « tableau » d'après une peinture de Teniers pour lequel on lui paya déjà 150 forints, 8 puis, suivait une œuvre, d'après le Corrège, Vénus et Amour, rémunérée à 350 forints. En décembre 1806 il s'employait à copier la Madonna délia Sedia de Raphaël, ouvrage dont le montant total fut 450 forints avec le dernier versement qui lui fut payé en mars 1807. Au même moment on lui remet le premier acompte pour son ouvrage La mort de Virginie. Après des acomptes mensuels de 150, c'est-àdire de 200 forints, le règlement définitif s'effectue en juillet, la somme totale payée pour cet ouvrage montait à 800 forints. En août la somme de 50 forints fut versée à son compte à titre de « Wegen Krankheit des Traktament ». 9 Au cours de ses deux dernières années à la manufacture Schaller fut employé 5 Neuwirt, W.. Porzellanmaler-Lexikon 1840-1914, IL Braunschweig 1974, pp. 224-225 ; Krasa, S., Zeichnungen aus dem Nachlass Anton Schallers und weitere Zeichnungen des 16. bis 19. Jahrhunderts in: Österreichische Kunsttopographie XLVIII. Die Kunstsammlungen des Augustiner Chorherrenstiftes St. Florian, Wien 1987, p. 242 ; Wurzbach. C, Biographisches Lexikon des Kaiserthums Österreich, XXIX. Wien 1875, p. 93. G Thieme, F.-Becker, U., Allgemeines Künstlerlexikon, XXIX. Leipzig 1935, p. 573. 7 Österr. Staatsarchiv, Finanzarchiv, Wien : Akten der k.k. Aerarial-Porzellan-Fabrik in Wien. Personalien. Malerbüchcr 1801-1834 (6 Bd.). 8 Malerbuch 2, 1-3. 9 Malerbuch 3, 1-2. — Par la suite des petites sommes lui sont versées quelquefois pour des peintures (probablement des copies utilisées par la manufacture) ou pour « Extra Arbeit», et une certaine somme de manière continue à titre de Traktament qui lui est payée pour la dernière fois en septembre 1818,