Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 74. (Budapest, 1991)

SZILÁGYI, JÁNOS GYÖRGY: Le legs d'András Alföldi

frappante toujours essentiellement sur les périodes de crise et de transition. Parmi les nombreuses marques d'estime que suscitèrent ses travaux, la plus importante au plan symbolique est sans doute le fait qu'après Mommsen, Alföldi fut le premier spécialiste de l'Antiquité à recevoir le Premio di Roma, le grand prix attribué par la ville de Rome. A une seule petite exception près, il ne devait plus réaborder les sujets touchant à la Pannonié. Quant aux invitations de plus en plus nombreuses qu'il reçut à partir des années soixante à venir en Hongrie, il les déclina toutes, arguant en confidence du fait qu'il ne voulait pas mettre dans une situation difficile ceux à qui il serrerait volontiers la main en refusant de serrer celle d'autres personnes. La dualité intellectuelle observée plus tôt prit inévitablement pendant cette période une nouvelle forme : cet homme qui était un spécialiste internationalement reconnu des études antiques universelles et que l'on accueillait à bras ouverts dans le monde entier conservait dans son foyer cette Hongrie avec laquelle il ne rompit jamais et ne voulait d'ailleurs pas rompre. Sa dernière volonté fut que les objets antiques qu'il possédait et qui étaient restés au pays deviennent du domaine public, accessibles à tous, dans la Hongrie qu'il avait imaginée (avec tous les périls qui l'attendaient) dans le texte-programme de 1946. Et ainsi fut fait. Grâce à sa veuve, qui a fidèlement respecté ses dernières volontés, ces objets sont désormais là où il les a voulus, et leur légende perpétue elle aussi son souvenir. JÁNOS GYÖRGY SZILÁGYI Traduit par Mireille T. Tóth

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