Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 74. (Budapest, 1991)

GARAS, KLÁRA: Natures mortes du XVIIL siecle au Musée des Beaux-Arts Maximilian Pfeiler, Franz Werner Tamm et Gabriele Salci

à fruits avec perroquet) au château des princes Liechtenstein à Feldsberg (actuelle­ment Vaduz, collection Liechtenstein), et un tableau de grande dimension datant de 171 S, au château des comtes Colloredo-Mansfeld, à Opocno, et démontre l'existence de deux autres peintures de Salci (Nature morte à la cruche ; Nature morte au vase) au Musée Brukenthal de Nagyszeben (Sibiu, Roumanie). Frimmel mentionne enfin un tableau signé, au château des comtes Brunsvick, à Sommerau (Autriche), cette nature morte (fig. 24) fut vendue à Vienne, en 1902, aux enchères de la collection Brunsvick d'origine hongroise. D'après sa description dans le catalogue ainsi que d'après sa dimension et sa signature concordantes, elle est, sans équivoque, identifiable à la nature morte représentant le butin de chasse conservée à Budapest. 27 L'origine de l'autre tableau de Salci, la Nature morte aux animaux, entré au Musée en 1984 peut être suivi jusqu'au début du XIX e siècle. Le tableau signé et daté de 1719, représente un renard et un hérisson abattus (fig. 25) ; d'après ces motifs insolites et d'après sa signature, il est identique à celui qui, en 1806, fut mis aux enchères à Vienne, dans la célèbre collection du comte St. Saphorin, ambassadeur du Danemark : il s'agit de l'une des peintures signées « Salci Romano 1719 » ; « stellt einen todten Fuchsen und Igel vor, das andere einen todten Hasen und zwei Tauben ». Il est à présumer que ce sont ces mêmes deux tableaux qui figuraient ensuite à Vienne, en 1814, aux enchères d'Edler Pachner von Eggenstorf, avec indication « Salci, Todtes Geflügel und Wildpret ». 28 Après une longue errance, le tableau au renard et à l'hé­risson vint trouver sa place définitive à Budapest tandis que l'autre, la nature morte au lapin, n'est pas localisée semble-t-il, car les différences des dimensions et de la représentation ne permettent pas de l'identifier à la nature morte déjà mentionnée, provenant de la collection Brunsvick. Les thèmes et la richesse de motifs de Salci diffèrent de ceux de Pfeiler. Il semble que Salci s'est distingué plutôt par ses natures mortes au gibier, si rechercées dans les milieux de la Cour, ainsi que par la représentation de récipients décoratifs pour table, cruches, bouteilles. Ses tableaux aux animaux étaient également connus. Selon un ancien document, Ferdinand II, roi du Portugal, fit faire une estampe du tableau signé de Salci, datant de 1718, « Un coqu, poulets, des fruits et des vases». Son tableau représentant un sanglier, se trouvait, en 1731, dans la collection de l'Earl of Pembroke, à Wilton. Plusieurs de ses natures mortes ne sont sans doute pas encore localisées et d'autres sont probablement attribuées à d'autres peintres. Bien que ces derniers temps plusieurs expositions et d'importantes publications aient été consacrées à l'art pictural de la nature morte, de nombreuses questions y re­latives restent encore à élucider. Comme il ressort de la présente analyse sur les pein­tres des natures mortes et sur leurs œuvres, il y a encore des lacunes dans nos connais­27 Katalog. Auktion der Gemälde Galerie der gräflichen Familie Brunsvik, Dorotheum Wien 1902 Nov., n° 292, huile sur toile, 99 x 75 cm ; signé : « Gabriele Salci Romano 1719». Au début du siècle dernier la collection Brunsvick f ut conservée à Martonvásár, à Buda puis à Alsôkorompa. 28 Verzeichnis einer Gemähide Sammlung von den berühmtesten Meistern weiland Excel/. H. von St. Saphorin, Wien 1806, n° 353, huile sur toile, 2,3 x 1,10 V2 Schuch. Plusieurs tableaux de la collection St. Saphorin sont passés à la collection Esterházy. Verzeichnis ener beträchtlichen Sammlung von Oel Gemählden des J. Th. Ritter von Pachner, Edler von Eggenstorf, Wien 1811, n os 345, 573.

Next

/
Thumbnails
Contents