Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 74. (Budapest, 1991)
GARAS, KLÁRA: Natures mortes du XVIIL siecle au Musée des Beaux-Arts Maximilian Pfeiler, Franz Werner Tamm et Gabriele Salci
représente, parmi des fruits et des fleurs, une jeune fille avec une corbeille de raisins, l'autre un homme avec violon, assis devant une table et entouré de verdure : l'autoportrait présumé de Pfeiler. 15 Dans la majorité des œuvres conservées de Pfeiler on ne voit pas de figures. La plupart de ses tableaux sont des natures mortes aux fruits, de riches compositions complétées de tapis, de récipients, d'instruments de musique et de fleurs. Etant donnée que la plupart de ses tableaux se trouvent dans des collections de l'Europe centrale, à Vienne, à Prague, etc., on présumait qu'à un moment donné il travaillait dans ces pays, mais rien n'étaye cette présomption : à Prague, outre son inscription, en 1683, sur le registre de la corporation, on ne trouve aucune trace de sa présence, pas plus qu'à Vienne où il ne figure ni sur les registres de l'Etat-Civil ni dans d'autres documents non plus. Ses œuvres, comme ses tableaux de la collection Schönborn plus haut mentionnés, sont donc passées dans le Nord par voie d'importation et n'ont pas été exécutées sur place. Cela est également le cas pour le groupe de peintures de Pfeiler à Vienne, provenant de la Galerie Lamberg. Th. Frimmel cite un inventaire dans les archives des comtes Lamberg (après 1714) identifiant les tableaux de Pfeiler y mentionnés aux toiles passées, en 1822, avec le legs du comte Antoine LambergSpritzenstein, à la Galerie de l'Académie de Vienne. 10 Une superbe nature morte de Christian Berentsz — maître de Pfeiler — datée de Rome de, 1704, (et portant les armoiries de Lamberg-Spritzenstein ; Augsbourg, Barockmus. fig. 19.), passa en la propriété de cette famille par l'intermédiaire du comte Lamberg, ambassadeur impérial. On peut supposer que les tableaux de Pfeiler provenant de la collection Lamberg ont également été importés de Rome (fig. 20-21). Le fait que sur l'un des tableaux de la collection Lamberg de Vienne apparaît une cruche décorative semblable à celle du tableau de Christian Berentsz semble appuyer cette supposition. La richesse en motifs, la somptuosité et l'entrain de ces tableaux portent à supposer qu'ils ont été exécutés à l'époque précoce du peintre où son style était proche de fart de Christian Berentsz. Le comte Josef Leopold Lamberg (1653 1706) était ambassadeur impérial à Rome de janvier 1700 à juillet 1705, et il est bien probable que les natures mortes de Pfeiler — tout comme le tableau de Berentsz — ont été exécutées, sur sa commande, pendant cette période-là. Les tableaux de Pfeiler qui figuraient, en 1743, dans le legs du peintre Wencel Lorenz Reiner (1689-1743) à Prague, posent bien plus de problèmes quant à leur origine. A propos de trois natures mortes avec fruits, l'inventaire mentionne Pfeiler comme Maximiliano. Cette circonstance, de même que le fait que dans cette collection figuraient les œuvres de nombreux autres peintres travaillant en Italie — Carlo de 15 Mannlich, J. Ch., Beschreibung der churpfalzbairischen Gemäldesammlung zu München, München 1805, I. p. 832, II, p. 12, n° 59. «Ein Früchtenstück » ; raisin, melon, sur une table, mentionné par Füssli, op. cit., loc. cit. (n. 2). Il mentionne trois tableaux de Pfeiler à Schleissheim (« darunter eines wo eine Gärtnerin einen Korb mit Weintrauben in einen Brunnen stellt und endlich sein lebensgrosses Bildnis mit der Geige in der Hand.») v. encore Nagler, op. cit. (n. 2) XI. p. 212. 16 Frimmel, Th., Geschichte der Wiener Gemäldesammlungen. Die Gemälde-Galerie der Akademie der Bildenden Künste, Berlin 1901, p. 29.