Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 74. (Budapest, 1991)

GARAS, KLÁRA: Natures mortes du XVIIL siecle au Musée des Beaux-Arts Maximilian Pfeiler, Franz Werner Tamm et Gabriele Salci

NATURES MORTES DU XVIII e SIÈCLE AU MUSÉE DES BEAUX-AR TS MAXIMILIAN PFEILER, FRANZ WERNER TAMM ET GABRIELE SALCI Deux peintures de grandes dimensions au Musée des Beaux-Arts, représentant des fruits et des Amours, sont considérées — d'après l'inscription qu'elles portent au verso « Maximiiianus Pfeiler fecit Romae/Anno 1721 » — comme d'importantes œuvres authentiques de ce peintre allemand peu connu (figs. 15-16). 1 Un examen plus approfondi peut apporter de plus amples informations pour présenter l'œuvre de ce maître presque oublié, ainsi que pour mettre au jour l'un des chapitres de la peinture des natures mortes du XVIII e siècle. Nous ne savons presque rien des origines et de la carrière de Maximilian Pfeiler, aucune étude n'a été consacrée jusqu'à présent à son activité. Les anciennes sources et les biographes mentionnent ce peintre qui travailla à Rome comme peintre de natures mortes et collaborateur de Francesco Trevisani 2 mais n'en disent pas da­vantage. Suivant les nouvelles recherches il semble qu'en 1683 il fut inscrit sur le registre de la corporation Kleinseite des peintres de Prague. 3 En juillet 1710 il est cité à Rome dans la correspondance des comtes Schönborn à-propos de deux tableaux de Francesco Trevisani restés à Rome. 4 Son nom figure, sans plus de détails, dans plusieurs inventaires — plus particulièrement dans ceux des châteaux Schönborn î jsj oS d'inv. : 431 et 440, huile sur toile, 146x 195,5 cm. Au verso de l'ancienne toile du n° 431 l'inscription écrite à la main : « Maximilianus Pfeiler fecit Romae/ Anno 1721» est cachée par une nouvelle toile. Acquises en 1870 avec la collection Esterházy ; dans l'inventaire Esterházy 1820, n oS 666-667 ; v. Meiler, S., Az Esterházy Képtár története, (Histoire de la collection Esterházy) Budapest 1915 ; Piglcr, A., Katalog der Galerie Alter Meister, Budapest 1967, p. 539 ; sur la partition du n° 440 on lit l'inscription « Que = sti miei sudori, miei sudori con lieta fronte accoglie». 2 Fiissli, J. R., Künstlerlexikon, Zürich 1763, p. 410, p. 239 (« Maximilianus Pfeiler ein Blumen und Früchte Mahler ; hielte sich lange zu Rom auf und arbeitete für den berühmten Franciscus Trevisani») ; Füssli, J. R., Allgemeines Künstlerlexikon II, Zürich 1809, p. 1079 ; Nagler, G. K., Allgemeines Künstlerlexikon XII, München 1841, p. 212. 3 Bergner, P., Extrakt des Prag-Kleinseitner Maler-Protokolls. Mitteilungen der Geschichte der Deutschen in Böhmen, 1914 LH. pp. 348, 350, (« 1683 den 16 May kommt das erste Mal vor, Sigmund Martin Topfer als Storrer Max Pfeiler») ; Thicmc, -Becker, 1932, p. 530. 4 Lettre de Franz Georg von Schönborn, datée de Hambourg, du 5 juillet 1710, à Godfried Bessel, à Rome : « Sie wollen 'den Teutschen mahler Maximilian Pfeyler' anhalten 'die von mir zurückgelassene und künstlich von dem h. Treviggiani redochirte Madonna. . .' wieder zu verschaf­fen. » in Quellen zur Geschichte des Barocks in Franken unter dem Einfluss des Hauses Schönborn, ed. Hantsch, P. H.,-Schcrf, A.,-Chroust, und Freeden, H. H.. Augsburg 1931, Würzburg 1955, I. p. 180, n° 215.

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