Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 73. (Budapest, 1990)

Le Musée des Beaux-Arts en 1989

Ombrie présentant deux visages. En effet, la partie occidentale de la province est dominée (Orvieto et Perouse en tête) par la culture citadine des Etrusques, tandis que la moitié orientale est fort à propos considérée comme « l'Ombrie des Ombriens ». Les caractéristiques de l'une comme de l'autre étaient sensibles aussi bien dans les objets exposés que dans les paysages représentés et dans la documentation d'accompagne­ment. Les plus belles pièces de la partie étrusque étaient avant tout des exemples pré­coces de l'art du bronze (objets retrouvés à Fabrecce, amphore de bronze d'Orvieto) et les terres cuites architectoniques d'Orvieto. Comme il était logique, les témoignages relativement peu connus de la culture ombrienne étaient particulièrement mis en relief. Ceux-ci étaient enrichis de trouvailles toutes fraîches qui sont tout à l'honneur de l'activité déployée par la nouvelle direction aux recherches archéologiques de la ré­gion, sous forme d'une tombe complète in situ autrement dit présentée dans l'état où elle a été trouvée lors des fouilles, de la nécropole ombrienne de Colfiorito, actuelle­ment en cours de dégagement, une foule d'objets de bronze retrouvés dans les sanc­tuaires ombriens qui font à présent l'objet de recherches et de fouilles systématiques (statues humaines et animales votives avec leurs motifs abstraits caractéristiques de l'art ombrien), ainsi qu'un ensemble d'une richesse toute particulière d'inscriptions étrusques et ombriennes. Parmi celles-ci, on pouvait voir notamment le piédestal à inscriptions étrusques qui a récemment été découvert à Corciano, ainsi que des inscrip­tions consacrées à l'une des principales déités ombriennes, la Cupra dea, le tout étant complété de la seule représentation connue de son compagnon, le Mars Cyprius et de différents autres témoignages importants de la religion ombrienne. La conquête romaine était illustrée avant tout par des monnaies de bronze précoces de Todi et de Gubbio, tandis que l'empire était représenté par des portraits en marbre des mem­bres de la famille impériale. La partie finale de l'exposition était consacrée aux rap­ports entre la Hongrie et l'Ombrie de l'Antiquité à nos jours: trouvailles archéo­logiques, Beaux-Arts, littérature et sciences. Trois films vidéo étaient projetés dans le cadre de cette exposition qui fut extrê­mement appréciée. L'un avait trait à l'histoire ombrienne, tandis que les deux autres permettaient aux visiteurs de découvrir les beautés d'Ovrieto et de Perouse. Le cata­logue en italien abondamment illustré, destiné aussi bien pour l'exposition de Bu­dapest que pour celle de Cracovie, venait d'Italie. Il était complété pour l'usage du public hongrois d'un guide illustré de l'exposition, bien entendu en hongrois. Expositions du Musée à Vétranger De Delacroix à Utrillo —• Vart français au Musée Hongrois des Beaux-Arts. 20 tableaux, 30 dessins. Munich, Nouvelle Pinacothèque. Du 20 janvier au 5 mars. Exposition organisée par Brigitta Cifka et Veronika Kaposy (il s'agit là de la deuxième étape de l'exposition qui avait été présentée à Brème en 1988).

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