Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 73. (Budapest, 1990)

Le Musée des Beaux-Arts en 1989

Expositions venues de l'étranger Nous avons organisé du 17 mars au 21 mai une exposition de dessins provenant de quatre collections américaines privées (organisée par Teréz Gerszi et Andrea Czére) dont les pièces avaient été présentées au préalable à 1'Albertina de Vienne. Konrad Obcrhuber, qui fut longtemps professeur à l'Université de Cambridge (Mass.) avant de rentrer dans son pays en 1988 pour y occuper le poste de conservateur de l'Alberti­na, est en relations suivies avec un grand nombre de collectionneurs privés américains, et plus particulièrement avec ceux qui ont dû quitter l'Europe centrale pour fuir la montée du nazisme. Il a organisé sous le titre de Chefs-d'œuvre du dessin dans des collections new-yorkaises, une exposition de pièces choisies parmi celles de la collection de János Scholz, Bertina et Robert Suida-Manning, John et Alice Steiner et Emil Wolf. Étant donné que deux de ces collectionneurs sont d'origine autrichienne et que deux autres sont d'origine hongroise, l'idée de procéder à une exposition double, pré­sentée aussi bien à Vienne qu'à Budapest, a été avancée (fig. 48). Cent dessins de maî­tres de l'art européen, de Leonard et Raphaël à Picasso et Fernand Léger, ont ainsi été présentés dans le cadre d'une exposition qui constitua l'un des événements inaugu­raux du Festival de Printemps de Budapest. Les pièces en question ont été choisies de façon à donner aussi une idée du caractère propre à chacune des collections d'origine. Le violoncelliste János Scholz, issu d'une famille austro-hongroise de Vienne et des environs de Sopron, s'est surtout attaché à réunir des dessins italiens, en s'efforçant d'atteindre pratiquement à l'exhaustivité historique. Les joyaux de cette collection de toute première qualité que sont ses plus belles pièces du XVI e siècle ont été présentés à l'exposition, en l'occurrence une étude de profil masculin de Léonard de Vinci, un paysage du Titien, une esquisse du Parmesan, une étude de nu de Tintoret et une composition de paysage d'Annibale Carracci. La collection Suida-Manning donne également la préférence aux dessins italiens, et avant tout à ceux de Gênes. Les maîtres génois tenaient donc aussi une place importante dans les vingt-cinq dessins sélection­nés pour l'exposition, par exemple des œuvres de Luca Cambiaso et Bernardo Strozzi et des esquisses de tableaux à l'huile de Giovanni Benedetto Castiglione, mais les créations d'autres grands maîtres de l'art du dessin des autres foyers italiens im­portants comme Raphaël, le Corrège, le Guerchin ou Piazzetta étaient également représentées. La collection Steiner, elle, est axée sur deux thèmes, dans la mesure où les dessins italiens et l'art graphique flamand y sont représentés à peu près à poids égal. John Steiner aimait surtout les maîtres italiens tandis que la préférence d'Alice Steiner allait aux artistes flamands et hollandais. Cette fois, ce sont ces derniers qui ont été retenus pour l'exposition. Parmi les œuvres du XVI e siècle, il faut mentionner tout spécialement celles de Bartholomäus Spranger et Abraham Bloemaert et, parmi celles du XVI e siècle, les dessins d'Esaias van de Velde, Rembrandt, Ferdinand Bol, Adriaen van Ostade et Philips Köninck. Les œuvres italiennes et flamandes présentées dans le cadre de l'exposition étaient complétées dans le temps et dans l'espace par des œuvres françaises des XVIII e et XIX e siècles provenant de la collection Wolf. Le

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