Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 68-69. (Budapest, 1987)

NYERGES, ÉVA: Deux oeuvres inconnues de Francesco Liani a Budapest

leur nettoyage la haute qualité des deux tableaux est encore plus manifeste (fig. 135).3 Dans les catalogues de l'Ancienne Galerie, Andor Pigler attribua ces tableaux à Pietro Longhi. En la figure d'homme il crut reconnaître Joseph II, empereur germanique, et en son pendant la seconde épouse de Joseph II, Jo­sepha-Marie-Antoinette. 4 Dans la période écoulée depuis la parution des cata­logues de Andor Pigler, plusieurs oeuvres littéraires spéciales ont parue et quelques expositions aussi furent organisées qui nous permettent d'identifier les figures représentées et aussi de nous occuper avec une plus grande assu­rance du problème de l'attribution de ces oeuvres. 5 L'exposition intitulée Civiltà del 700 a Napoli 1734—1799 offrit une image d'ensemble de la société et de l'art napolitains de la seconde moitié du 18 e siècle. Elle présenta l'iconographie des souverains de l'époque, de Charles de Bourbon VII (plus tard Charles III, roi d'Espagne) et de son fils, Ferdinand de Bourbon et de sa famille. 6 L'étude de ce catalogue permet en premier lieu de constater que les personnages représentés sur les tableaux de Budapest sont Ferdinand IV (de Bourbon) (1751—1825) et son épouse, l'archiduchesse Marie-Caroline, reine de Naples (1752—1814). Les deux tableaux ont dû être exécutés comme pendant, c'est ce que prouvent l'échelle pareille, la composition en ovale, la position des deux personnages tournés l'un dans la direction de l'autre, ainsi que le style de la peinture faite avec la même aisance, presque de manière esquissée . Par son style pictural détendu, avec glacis, par la plasticité sensible du visage, par la retenue et la porcelanique des coloris la représentation de Ferdinand IV s'élève presque au-dessus de son pendant. En saisissant le carac­tère de la figure de femme, en peignant le visage, les bijoux, la robe, le peintre s'appliqua à donner une richesse aux détails. La tête et le regard tournés face au spectateur signalent que le maître, en perpétuant la figure d'homme, se concentra pour saisir les traits du visage et en même temps la personnalité du souverain. 3 Les deux tableaux ont été restaurés en 1985—86 par Anna Tarbai. Le maître exécuta les tableaux sur toile de tissage mi-grossière, sur fond brunâtre. Sur le por­trait d'homme le vêtement est esquissé par une première couche de peinture rou­geâtre. Après l'élimination de la couche de vernis fortement souillée la qualité des tableaux est devenue encore plus évidente. Sur les tableaux il n'y avait pas de re­peints ultérieurs. La main de la souveraine tenante la fleur est peinte d'une manière esquissée, inachevée, sur la ligne du bras on observe du pentimento par lequel l'avant-bras est rendu plus accentué. 4 Pigler, A.: op. cit. Le portrait de l'impératrice Josepha-Marie-Antoinette (prin­cesse descendante de la famille Wittelsbach, vécut de 1739 à 1767) est le pendant de celui de Joseph II (empereur germanique, vécut de 1741 à 1790, fils ainé du duc de Lorraine, empereur germanique François et de Marie-Thérèse, reine de Hongrie). 5 Les expositions ci-après permettent une confrontation sûre pour élucider l'ico­nographie: Maria Theresia und ihre Zeit, Schloss Schönbrunn, Wien 19*80; Österreich zur Zeit Kaiser Josephs II. Stift Melk, 1980 Wien; parmi les portraits de Joseph II je cite les oeuvres, de Batoni (1769) et de Maron (1775) sur la base desquelles j'ai rejeté l'identification antérieure. L'oeuvre de Batoni est publiée dans le catalogue Kunsthistorisches Museum, Wien, Verzeichnis der Gemälde, Wien 1973, 18, pl. 50 oeuvre de Maron; Heinz, G. und Schütz, K.. Katalog der Gemäldegalerie Porträt­galerie zur Geschichte Österreichs von 1400 bis 1800. Wien 1982. 2 173—74, fig. 246. 6 Civiltà del 700 a Napoli 1734—1799, I— IL, Napoli 1979—80, Florence 1979—30, II. 388—405.

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