Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 68-69. (Budapest, 1987)
URBACH, ZSUZSA: Une oeuvre inconnu de Johann König au Musée des Beaux-Arts
Sur la vie de König on connaît en bref ce qui suit: il est le fils de l'orfèvre de Nuremberg Arnold König. Le père épousa en 1558 Dorothea Wolff et est enterré dans Sebalduskirche. Les chercheurs n'ont pas encore réussi à identifier ses oeuvres. 5 König naquit en 1586 à Nuremberg et décéda là-même en 1642. Il faisait peut-être ses études auprès de Johann Rottenhammer à Augsburg. En 1609 il était à Venise, entre 1610 et 1613 à Rome. En 1614 il rentra en Allemagne et obtint le titre de maître à Augsburg. Il y travailla entre 1614 et 1629 quand, probablement pour des raisons confessionnelles, il rentra à Nuremberg protestant où il vécut jusqu'à la fin de sa vie. La plus importante donnée du point de vue de l'histoire de l'art est qu'il arriva à Rome en 1610, quelques mois avant la mort d'Elsheimer, il pouvait donc, même si ce n'est que pour un temps bref, subir l'influence directe de ce grand maître. Il devint un de ses satellites les plus fidèles, sinon les plus brillants. Il peignait des tableaux de cabinet (dits Kupferblättlein) sur cuivre, de petites dimensions, surtout des paysages peuplés de personnages mythologiques ou bibliques. Les inventaires désignaient ce genre sous le nom de Landschäftlein. Selon Karel van Mander l'utilisation de la plaque de cuivre fut introduite par les maîtres néerlandais travaillant à Rome, suivis par les maîtres allemands y travaillant, comme aussi Rottenhammer qui, selon Van Mander, commença ce travail après son arrivée à Rome. 6 Nous Ignorons presque tout sur les origines et les débuts de l'utilisation de la plaque de cuivre, mais à la fin du XVI e siècle son utilisation était généralement répandue. Mais une copie peinte sur cuivre, se trouvant au Musée des Beaux-Arts de Budapest, du tableau viennois de Hugo van der Goes, la Déploration du Christ, prouve l'utilisation de cette matière aux anciens Pays-Bas déjà au milieu du XVI e siècle (ou même plus tôt?). 7 Drost, W., Adam Elsheimer und sein Kreis. Potsdam 1933, 160—165. Czobor, Á., Zwei unbekannte Bilder des Johann König. Pantheon 18/1960, 25—28. Barock in Nürnberg 1600—1750, in Anzeiger des Germanischen Nationalmuseums, Nuremberg, 1962, 50—52. Deutsche Maler und Zeichner des 17. Jahrhunderts. Berlin, Staatliche Museen Berlin der Stiftung Preussischer Kulturbesitz, 1966, No 37—39 et 153—154. Strieder, P., Zur Vita des Johann König, Anzeiger des Germanischen Nationalmuseums. 1966. 88—90. Adam Elsheimer. Werk, künstlerische Herkunft und Nachfolge. Frankfurt a. M. Städelsches Kunstinstitut, 1967, No 69—74 et autres. Augsburger Barock. Holbeinhaus und Rathaus, Augsburg, 1968, N° 129—134 et 269—274. Deutsche Barockgalerie. Katalog. Augsburg 1970, 119—125. Adriani, G.,: Deutsche Malerei im 17. Jahrhundert, Cologne, 1977. 30, 68, 185. Andrews, K., Adam Elsheimer, Oxford 1977, 154, 161, 166. Bushart, B., Ein „anderes" Heimbach, Pantheon 37. /1979/ 54—58. Geissler, H., Zeichnung in Deutschland. Deutsche Zeichner 1540—2640. Staatsgalerie Stuttgart, 1979/1980, 268—271. Deutsche Barockgalerie. Katalog der Gemälde (Krämer, G.) Augsburg 1984. 5 Information due à l'amabilité d'András Szilágyi (Musée des Arts Décoratifs), Budapest. 6 Peltzer, R. A., Hans Rottenhammer, in Jahrbuch der kunsthistorischen Sammlungen des allerhöchsten Kaiserhauses, 33 /1916/ 296. 7 D'après Hugo van der Goes: Déploration. Budapest, Musée des Beaux-Arts. No d'inv. 4325. Urbach, Zsuzsa, Research in Budapest. Research Report on Examinations of Underdrawings of some Early Netherlandisch and German panels, in: VI e Colloque pour l'étude du dessin sous-jacent dans la peinture, Louvain-la-Neuve, 1985. Sur l'utilisation de la plaque de cuivre: Graaf, J. A. van der, Development of oilpaint and the use of metal-plates as a support, in: Conservation of Paintings and the Graphic Arts. The Lisbon Congress, 1972. Nicolaus, K., DuMonts Handbuch der Ge-