Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 68-69. (Budapest, 1987)

MÓRÉ, MIKLÓS: Remarques sur l'état antérieur des tableaux volés et récupérés de Raffello Santi et de Jacopo Tintoretto; compte-rendu de la restauration des dégâts causés par ce vol

REMARQUES SUR L'ETAT ANTERIEUR DES TABLEAUX VOLES ET RECUPERES DE RAFFAELLO SANTI ET DE JACOPO TINTORETTO; COMPTE-RENDU DE LA RESTAURATION DES DEGATS CAUSES PAR CE VOL A l'occasion du cinq centième anniversaire de la naissance de Raphaël, le N° 60—61 du Bulletin du Musée des Beaux-Arts publia une étude remarquable sur les recherches relatives à l'histoire de la collection des oeuvres du maître immortel, qui occupe une place de premier plan dans notre musée. 1 Quand cet article était en préparation dans l'imprimerie un tournant dramatiques survint dans le sort de ces tableaux, notamment le 5 novembre 1983, tard dans la soirée, après une intrusion de force, ils disparurent avec cinq autres peintures ita­liennes. La récupération, paraissant sans espoir, survint au bout d'un temps rela­tivement court, le 26 janvier 1984, mais notre joie était réduite par le spectacle offert alors par les tableaux. C'est surtout la ,,Madone Esterházy" qui causa de l'angoisse, puisque ce panneau de petites dimensions avait au milieu une fente horizontale et le personnage principal était endommagé presque irréparable­ment. A deux points une fibre de bois tenait, certes, les parties flottantes, mais le panneau pris à la main on pouvait vori à travers la fente. Le coin droit en bas était également cassé et ses trois éclats n'avaient en apparence aucun lien (fig. 67). Le portrait représentant Pietro Bembo avait plus de chance, car outre le blanchissement par endroits du vernis, il ne subit pas de dégât notable (fig. 68). D'autant plus de soucis furent causés par le „Portrait d'homme" du Tinto­ret dont la détérioration, la cassure des éléments complémentaires étaient égale­ment frappantes, mais, d'une façon étrange, le problème n'était pas causé par ces dernières aventures, plutôt par les changements survenus à cause des erreurs commises au cours des interventions précédentes (fig. 69). Voyons maintenant le passé et le présent des trois tableaux cités ci-haut. L'histoire des collections révèle à propos de la Madone Esterházy que la première fois elle peut être signalée dans la collection du pape Clément XI. De là elle fut acquise comme cadeau, vers 1720, par l'épouse de Charles V, l'impé­ratrice et reine Elisabeth, ensuite par le prince Kaunitz et enfin par Miklós II Esterházy dont le nom lui offrit la dénomination en usage encore de nos jours. Tout cela présente avec concision l'histoire, grevée de tant de points d'interro­gation, dont nous devons faire ressortir une partie afin de pouvoir faire des remarques concernant l'existence de ce tableau. 1 Garas, K., Raffael gyűjtéstörténeti kutatások Raffael művek Budapesten (Raphael — Recherches sur l'histoire des collections — Oeuvres de Raphaël à Buda­pest), in Bulletin du Musée Hongrois des Beaux-Arts, 60—61 (1983) pp. 41—81.

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