Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 65. (Budapest, 1985)

SULLIVAN, EDWARD J.: Une peinture de Juan Antonio Escalante a Budapest

UNE PEINTURE DE JUAN ANTONIO ESCALANTE A BUDAPEST Un des aspects les plus importants des galeries des vieux maîtres du Musée des Beaux Arts de Budapest est la collection extrêmement riche de peintures espagnoles. Heureusement, elle est en grande partie un des groupes d'oeuvres les plus connus grâce aux nombreuses publications utiles et bien illustrées du Docteur Marianne Haraszti-Takács. 1 Cependant, il y a un certain nombre de peintures à étudier quant à leur contenu iconographique, leur style à l'intérieur même de l'oeuvre des artistes, et d'autres questions qui seront probablement traitées lorsqu'un catalogue complet de la collection espagnole sera entrepris. Un des points les plus intéressants de cette collection espagnole est sa con­centration sur les membres de la fin de l'Ecole de Madrid — des artistes tra­vaillant dans la capitale espagnole entre 1660 et 1700. Cette période qui com­prend les oeuvres de peintres travaillant encore après la mort de Diego Ve­lazquez jusqu'à la fin du règne du dernier des Habsbourgs, Charles II, est l'une des phases de la peinture espagnole les moins comprises; ce n'est que récemment qu'une étude sérieuse lui a été consacrée.- Quiconque étudie cette période se doit entreprendre un voyage à Budapest afin de voir certaines des oeuvres les plus brillantes de maîtres tels que Juan Carreno de Miranda, Mateo Cerezo, José Antolinez ou Claudio Coello. Des peintures telles que Saint Jacques le grand conquérant des Maures de Carreno, Ecce Homo de Cerezo ou La Sainte Famille de Claudio Coello manifestent un certain nombre d'idées clefs sur le développement de l'art vers la fin du Baroque à Madrid. C'était une époque où la sobriété et le réalisme terre à terre du style des peintres espagnols du début du 17 e siècle furent supplantés par un goût pour la richesse en couleurs et les compositions vigoureusement dramatiques de l'art de la Renaissance vénitienne (surtout Titien, Tintoret et Veronese) et du Baroque italien et flamand. De nombreuses compositions de Rubens, Van Dyck et de leur école arrivèrent en Espagne et furent étudiées avec grand enthousiasme par les peintres de Madrid, en commençant par Francisco Rizi, vers 1650. Les oeuvres des Italiens et des Flamands pouvaient être principalement vues dans les collections royales (au Palais à Madrid et dans d'autres résidences du roi et de sa cour autour de la capitale), ainsi que dans les vastes collections privées qui furent amassées au 1 Voir, par exemple, Spanish Masters de M. Haraszti-Takács, Budapest 1966; et aussi ses études Spanish Paintings from the Primitives to Ribera, Budapest 1984; Spanish Masters from Zurbarán to Goya, Budapest 1984; ainsi que de nombreux articles publiés dans le bulletin du Musée des Beaux Arts et ailleurs. - Voir particulièrement Painting in Spain 1650—1700 de E. Sullivan et N. A. Mallory, Princeton 1982.

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